
Seth Kikuni, figure de l’opposition congolaise et candidat à l’élection présidentielle de 2023, a été interpellé ce lundi 2 septembre, par des agents de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), selon des informations rapportées par ses proches.
Les circonstances de cette arrestation restent floues. Selon des sources proches de l’opposant, ce dernier aurait été arrêté de manière brutale dans son bureau à Kinshasa par des individus se présentant comme des agents de l’ANR.
« Ils ont brutalisé le président Seth Kikuni, sa chemise a été déchirée », rapporte un témoin de la scène.
Les agents auraient même lancé des menaces à l’encontre de Kikuni, en lui déclarant : « boko sambwa », ce qui signifie « vous allez subir » en lingala.
Dans un communiqué publié quelques heures après l’arrestation, l’entourage de Seth Kikuni a donné plus de détails sur les événements.
« Ce lundi 02 septembre en début d’après-midi, des agents de l’ANR, accompagnés du Directeur provincial Ville de Kinshasa, ont fait irruption au bureau de Monsieur Seth Kikuni. Munis d’un ordre de mission, ils l’ont sommé de les suivre sous prétexte d’un prétendu entretien avec l’Administrateur général de ce service. Après un échange tendu, ils n’ont pas hésité à employer la force, le brutalisant avant de l’embarquer pour le conduire à la permanence du département de la sécurité intérieure, situé en face de la Primature, dans la Commune de la Gombe », peut-on lire dans ce communiqué.
À l’heure actuelle, les raisons exactes de cette interpellation demeurent inconnues. Les proches de Seth Kikuni dénoncent ce qu’ils considèrent comme une « détention arbitraire » et s’inquiètent pour la sécurité de l’opposant. L’incident suscite déjà des réactions au sein de l’opinion congolaise, où certains dénoncent une manœuvre d’intimidation après des récentes déclarations moins reluisantes à l’endroit de Félix Tshisekedi.
Basile MUYA