Le Conseil de sécurité de l’ONU demande l’arrêt du soutien militaire étranger au M23 et aux groupes armés en RDC

Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 25 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies a fermement condamné le soutien militaire étranger apporté à la rébellion du M23, accusée d’être appuyée par le Rwanda, ainsi qu’à tout autre groupe armé opérant sur le sol de la République Démocratique du Congo (RDC). Le Conseil appelle non seulement à l’arrêt immédiat de ce soutien, mais aussi au retrait immédiat de toutes les forces extérieures impliquées en RDC.

Cette condamnation arrive dans un contexte tendu où le cessez-le-feu signé le 30 juillet dernier entre la RDC et le Rwanda sous la médiation de l’Angola a été récemment violé par le M23. Le Conseil de sécurité en appelle donc à toutes les parties de respecter cet accord de cessez-le-feu et réitère son appui aux processus de paix en cours dans la région. « Il est impératif que toutes les parties saisissent cette opportunité pour mettre un terme à un conflit qui n’a que trop duré », déclare le Conseil, exhortant Kinshasa et Kigali à s’engager de bonne foi dans la recherche d’une solution durable et pacifique.

Au-delà de ce soutien militaire, le Conseil de sécurité se montre ferme sur un autre aspect de cette crise : l’exploitation et le commerce illicite des ressources naturelles par les groupes armés et certains réseaux criminels transnationaux qui alimentent le conflit. Le Conseil ne tolère pas ces activités et appelle à des actions pour freiner ces trafics qui, selon lui, compromettent la stabilité de la région.

Dans un contexte où la RDC et d’autres pays voisins luttent pour maintenir leur souveraineté et leur intégrité territoriale, le Conseil de sécurité réaffirme son attachement à ces principes fondamentaux. Il rappelle également son soutien aux efforts de stabilisation menés par les Nations unies, notamment ceux de la MONUSCO et du bureau de l’envoyé spécial pour les Grands Lacs.

Enfin, ce message fort du Conseil de sécurité montre que la communauté internationale reste mobilisée face aux violences en RDC.

PLACIDE LUKEKA 

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