Bumba | Le Ministre de la Fonction publique promet une retraite assurée et une couverture à vie pour militaires, policiers et enseignants

À Bumba, dans la moiteur calme de la Mongala, le discours avait des accents de justice retrouvée ce vendredi 4 avril. Jean-Pierre Lihau, vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, est venu prêcher la réforme sociale comme d’autres prêchent l’évangile : avec fougue, chiffres à l’appui, et la ferme intention d’emporter l’adhésion.

Face à une salle comble – officiers, sous-officiers, députés, gouverneur – le ministre a détaillé les promesses de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP). Une retraite plus sûre, des veuves et orphelins mieux protégés, des blessures de guerre enfin prises en compte comme des sacrifices de la Nation.

Le ton était grave mais galvanisant. « L’État n’abandonnera plus ses soldats », a-t-il martelé, esquissant les contours d’une couverture sociale à vie pour les militaires et policiers invalides. Une première dans un pays où les séquelles de la guerre, bien souvent, finissent dans l’oubli bureaucratique.

Puis, sans transition, le ministre a changé de front. Même ferveur, même discours structurant, mais cette fois devant les enseignants. Ceux qu’on appelle encore « professionnels de la craie » ont entendu les promesses d’un avenir salarial plus équitable. Fin annoncée des disparités, statut à part entière d’ici 2026, et une retraite digne, comme une récompense d’un engagement souvent ingrat.

Ce que Lihau défend, c’est la matérialisation d’une loi passée presque inaperçue : celle du 15 juillet 2022, posant les bases d’un régime spécial pour les agents publics. Une réforme technique, certes, mais qui, appliquée, pourrait changer le quotidien de milliers de fonctionnaires.

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