
Dans un message officiel adressé à toutes les autorités concernées (Présidence, Primature, PNC, ANR, CSAC, etc.), le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango J., ordonne l’application stricte de ses arrêtés datés du 3 mai 2025.
Ces arrêtés – référencés 031, 032 et 033 – suspendent les activités de trois formations politiques :
– Action pour la Dignité du Congo et de son Peuple (ADCP)
– Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP)
– Union des Patriotes Congolais (UPC)
Dans sa note, le ministre insiste :
« Toutes affaires cessantes, veuillez à l’application sans faille des arrêtés (…) Il y avoir ordre. Sentiments patriotiques. »

Une formule qui ne laisse guère place à l’interprétation.
Pour plusieurs observateurs, en toile de fond, la possession, par la patron des renseignements nationaux, des preuves de collusion entre certains leaders politiques et les rebelles du M23, bras armé du Rwanda accusé de chercher à balkaniser la RDC et piller ses ressources minières.
Le dernier parti dans le viseur de Kinshasa est le PPRD de l’ancien président Joseph Kabila. Ce dernier, aujourd’hui sénateur à vie, est poursuivi par la justice congolaise. Ses immunités parlementaires pourraient être levées dès cette semaine, afin qu’il soit jugé comme tout citoyen lambda. Il est accusé de complicité avec le Rwanda dans un complot visant à déstabiliser la RDC, ce qui constitue un acte de haute trahison, selon l’acte d’accusation en cours d’examen.
LUKEKA KALUME