
Ce lundi 26 janvier 2026, la tension sociale est montée d’un cran dans la province du Haut-Katanga. Tous les travailleurs de la Compagnie Minière de Développement, CDM, ont observé une grève générale pour dénoncer leurs conditions salariales jugées précaires.
Dès les premières heures de la matinée, les manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, à Lubumbashi. Pancartes à la main et slogans scandés, ils ont exprimé une revendication principale : le respect strict du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti, le SMIG, ainsi qu’une augmentation de leurs salaires, qu’ils estiment ne plus correspondre au coût actuel de la vie.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les travailleurs affirment faire face à de nombreuses difficultés quotidiennes, malgré leur contribution à l’activité économique de la province. Pour eux, cette grève est un cri d’alarme lancé aux autorités provinciales et à la direction de l’entreprise.

Face à la mobilisation, un début de dialogue a toutefois été engagé. Un groupe de sept représentants des travailleurs a été reçu à l’intérieur du bâtiment de l’Assemblée provinciale. L’objectif de cette rencontre : examiner les revendications et tenter de trouver une issue négociée à cette crise sociale.
À l’issue de cette première démarche, aucune décision officielle n’a encore été rendue publique. Les travailleurs, eux, restent mobilisés et conditionnent la levée de la grève à des réponses concrètes.
Cette situation relance le débat sur le respect des droits sociaux et la nécessité d’un dialogue permanent entre employeurs, travailleurs et autorités publiques dans le Haut-Katanga.
Dan Banze lwaba