
La montée des tensions xénophobes en Afrique du Sud suscite une vive inquiétude au sein de la classe politique congolaise. Dans une correspondance adressée ce lundi 4 mai à la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, le parti « Alternative 2028 », dirigé par l’ancien député Ados Ndombasi, a exigé la mise en place immédiate de mécanismes d’assistance d’urgence et une action diplomatique d’envergure pour protéger les ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC).
Le parti de l’opposition souligne l’urgence de la situation pour de nombreux Congolais vivant « au pays de Cyril Ramaphosa ». Selon le document consulté par notre rédaction, les victimes font face à des violences physiques, des pillages de commerces et une marginalisation sociale accrue. Alternative 2028 appelle le gouvernement congolais à déployer une aide concrète comprenant des vivres, de l’eau potable et des soins de santé de première nécessité pour les compatriotes contraints de se terrer à leur domicile par crainte pour leur sécurité.
Au-delà de l’aide humanitaire, Ados Ndombasi prône la fermeté sur le terrain diplomatique. Le parti suggère à la cheffe de la diplomatie congolaise d’interpeller la représentation diplomatique sud-africaine à Kinshasa. L’objectif : obtenir des garanties sécuritaires claires et s’enquérir des mesures préventives prises par Pretoria pour endiguer cette nouvelle vague de haine raciale.
Cette démarche vise à instaurer un dialogue bilatéral exigeant, afin que la sécurité des Congolais ne soit plus une variable d’ajustement des tensions sociales internes à l’Afrique du Sud.
Divine Atante