Kasaï-Central | L’Assemblée provinciale auditionne le ministre des ITPR sur les travaux publics et la gestion des emprises publiques

La séance plénière suspendue hier, jeudi 7 mai, a repris ce vendredi 8 mai 2026 dans la salle du Capitole de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central.

Présidée par le président Guy Sabangu Kashala, cette séance a été l’occasion pour le ministre provincial en charge des ITPR, Jacques Shikayi Shikayi, de présenter ses éléments de réponse à la question orale avec débat lui adressée par le député provincial Volontaire Tshibuabua Ntumba.

Le ministre a ainsi répondu aux différentes préoccupations soulevées par les députés lors de la dernière séance.

Parmi les réponses fournies, il a indiqué que les travaux du pont Kamupongo, censé relier le quartier Kamayi à la commune de Nganza, étaient prévus pour une durée de six mois. À ce jour, ces travaux sont exécutés à 75 % et il reste encore trois mois avant leur achèvement.

Concernant certains chantiers, le ministre a affirmé que plusieurs équipes sont déjà à pied d’œuvre et que son ministère veille au suivi régulier des travaux.

Revenant sur les explications du ministre, l’auteur de la question orale avec débat a formulé plusieurs recommandations, notamment :

  • l’annulation de la lettre du 5 mars 2025 portant avis favorable du ministre sur l’occupation de l’emprise publique ;
  • l’interdiction formelle d’annexer les 4 mètres sur 80 au certificat d’enregistrement ;
  • l’annulation de l’avis urbanistique du 10 octobre 2024 ;
  • l’annulation du contrat ordinaire portant sur les 4 mètres sur 80 du 15 juin 2025 ;
  • la destruction du hangar situé sur l’avenue Ilunga, au quartier Bikuku, dans la commune de Kananga ;
  • le respect strict de l’article 25 de l’édit provincial du 25 septembre 2010 portant principes fondamentaux relatifs à l’aménagement du territoire dans l’ex-province du Kasaï-Occidental ;
  • la mise à la disposition du bureau de l’Assemblée provinciale de la liste complète des maisons de l’État spoliées et non spoliées ;
  • le respect strict de l’arrêté provincial du 14 février 2023 ;
  • la collaboration rationnelle avec les services techniques du ministère des Affaires foncières.

L’auteur de la question orale avec débat a rappelé que l’article 197, alinéa 2, leur confère la légitimité d’y revenir dans un délai de 30 jours si les recommandations formulées ne sont pas respectées.

 

Anastasie MIMBOLO

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