
Un point de presse s’est tenu ce vendredi 8 mai 2026 au siège du centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa/Gombe, organisé par l’association Paix pour l’Enfance International. L’événement a marqué le lancement officiel du projet du Sommet mondial de la jeunesse pour la protection des enfants victimes de conflits armés, prévu à Genève du 1er au 3 octobre 2026.
Fondée en 2011 par Junior Nzita, ancien enfant soldat démobilisé, l’organisation œuvre depuis plus de quinze ans en République démocratique du Congo, en Suisse et au Canada pour accompagner les enfants orphelins de guerre, vulnérables ou sortis des groupes armés. Son objectif : redonner espoir et dignité à une jeunesse meurtrie par les conflits.
Lors de son intervention, le président du Conseil d’administration, Maître Ilunga Yamasango Dieudonné, a rappelé que « le silence ne doit jamais gagner lorsqu’il s’agit des enfants victimes de guerre ». Il a également souligné l’importance de la presse congolaise et internationale dans la sensibilisation et la lutte contre le recrutement forcé des mineurs.
Le sommet de Genève réunira des centaines de jeunes issus de divers pays, avec une forte participation de la jeunesse congolaise. Il s’agira de porter un plaidoyer international contre l’utilisation des enfants dans les conflits armés et de transformer l’indignation en engagement. À travers l’achat symbolique du livre autobiographique Si ma vie d’enfant soldat pouvait être racontée (5 dollars), les jeunes pourront rejoindre le mouvement, participer aux campagnes de plaidoyer et, pour certains, bénéficier de bourses ou de financements de micro-projets.
L’association ambitionne également de construire un Centre international de récupération, d’éducation et de réinsertion destiné aux enfants démobilisés. Ce lieu offrira formation, accompagnement et réintégration sociale.

Enfin, un hommage a été rendu aux autorités congolaises pour leurs efforts, aux anciens enfants soldats qui ont reconstruit leur vie, aux jeunes ambassadeurs engagés, ainsi qu’aux partenaires nationaux et internationaux, dont le Centre Wallonie-Bruxelles et ATA.
Ce combat, a conclu Maître Ilunga, « dépasse une organisation et un pays. C’est un combat pour la dignité humaine, pour l’enfance et pour la conscience de notre génération».
Willy Ulengu Samuanda