
Lancée sur les plateformes numériques le 8 mai dernier, l’initiative « Fatshi Emploi » ambitionne de devenir un carrefour stratégique pour l’insertion professionnelle des jeunes Congolais. Porté par Gédéon Kitenge, ce projet citoyen cherche désormais à obtenir le soutien formel de la présidence pour passer de l’étape virtuelle au déploiement institutionnel.
À Kinshasa, le défi de l’emploi des jeunes reste le chantier prioritaire du second quinquennat de Félix Tshisekedi, qui a promis la création de six millions de postes. C’est dans ce sillage que s’inscrit « Fatshi Emploi ». Ce dispositif numérique se propose de centraliser les offres de stages, d’emplois et de financements, s’adressant aussi bien aux diplômés d’universités qu’aux autodidactes. L’objectif affiché par son initiateur, Gédéon Kitenge, est de fluidifier l’accès au marché du travail en connectant les talents locaux aux opportunités du secteur public et privé.
Le projet repose sur une architecture à trois niveaux. Outre la mise en relation classique entre recruteurs et candidats, il prévoit un volet spécifique pour l’autonomie financière des étudiants via des jobs à temps partiel et des bourses. Le troisième axe, plus ambitieux, concerne l’accompagnement des porteurs de projets. Gédéon Kitenge mise sur une synergie entre les investisseurs privés, la diaspora et les partenaires internationaux pour financer l’entrepreneuriat local.
Bien que déjà présent sur la toile, le projet demeure à un stade préliminaire. Son initiateur ne s’en cache pas : le lancement numérique actuel est une opération de visibilité destinée à capter l’attention du chef de l’État. « Une fois l’accord de la présidence obtenu, nous procéderons à la sortie officielle en présentiel », a précisé Gédéon Kitenge. L’enjeu est désormais de transformer cette initiative privée en un outil reconnu par les instances officielles pour garantir la transparence et la pérennité du dispositif.
Willy Ulengu Samuanda