
Le parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) a rapporté une incursion violente dans ses locaux du quartier Macampagne, ce samedi 9 mai. Selon un communiqué de la formation d’opposition publié le lendemain, l’attaque a causé plusieurs blessés et des dégâts matériels importants en pleine célébration religieuse.
L’incident s’est produit aux alentours de 13 heures, sur l’avenue Nguma, alors que les militants étaient réunis pour une messe d’action de grâce marquant le quatrième anniversaire du parti. La direction du LGD impute cette agression à des membres de la « Force du Progrès », une structure informelle affiliée à l’UDPS, le parti présidentiel. Les assaillants auraient forcé l’entrée du siège avant de s’en prendre physiquement aux personnes présentes.
Le bilan provisoire communiqué par le parti fait état de plusieurs blessés, dont deux dans un état grave. Outre les violences physiques, le LGD déplore le vol de matériel électronique (ordinateurs et téléphones) ainsi que la destruction de mobilier et de la clôture du bâtiment. L’intervention des forces de police affectées à l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), dont les bureaux sont voisins du siège, a permis de mettre fin aux hostilités.
Cette attaque intervient dans un contexte de polarisation accrue. Le LGD, fondé par l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo actuellement en exil suite à sa condamnation en 2025 dans l’affaire Bukanga-Lonzo dénonce une « atteinte grave aux libertés fondamentales ». Le parti exige l’ouverture d’une enquête indépendante pour identifier les responsables de ce qu’il qualifie d’acte de « barbarie politique ». À ce stade, les autorités urbaines et le parti au pouvoir n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations
Willy Ulengu Samuanda