Partenariat minier RDC-USA | Claudel Lubaya met en garde contre un « marché de dupes ».

Dans une tribune au vitriol publiée ce dimanche 10 mai 2026, l’acteur politique Claudel Lubaya André interpelle l’administration américaine sur l’opacité de ses accords miniers avec Kinshasa. Entre accusations de haute trahison et critiques sur la fiabilité de Félix Tshisekedi, l’ancien député appelle Washington à choisir entre le peuple congolais et un régime qu’il juge éphémère

Le ton est ferme, le lexique, sans concession. Claudel Lubaya, figure de proue de l’opposition républicaine, vient de jeter un pavé dans la mare diplomatique. Au cœur de son indignation : les récents accords stratégiques liant Washington à la République démocratique du Congo (RDC). Pour l’homme politique, ces ententes, articulées autour de l’accès aux minerais critiques, ne seraient qu’un « troc implicite » où la souveraineté nationale est sacrifiée sur l’autel de la survie politique de Félix Tshisekedi.

L’analyse de Lubaya pointe une dérive majeure : la possible instrumentalisation de la Constitution pour sécuriser ces contrats miniers. Il dénonce une « subordination de la Loi fondamentale à des intérêts économiques extérieurs ». Selon lui, l’idée que le changement constitutionnel puisse être dicté par un « deal minier » constitue une faute éthique et juridique grave. Il rappelle d’ailleurs que toute tentative de modifier la norme suprême à des fins personnelles expose le chef de l’État aux articles 164 et 165 de la Constitution, relatifs à la haute trahison.

L’investigation de Lubaya ne s’arrête pas au cadre légal ; elle s’attaque à la crédibilité même de l’interlocuteur congolais. Il fustige l’imprudence de Washington qui, dans sa hâte de sécuriser ses chaînes d’approvisionnement, aurait omis de procéder à un « audit de fiabilité politique » de Félix Tshisekedi. Pour Lubaya, le partenariat stratégique hérité de l’ère Trump repose sur des fondations illusoires, portées par un dirigeant dont la trajectoire serait marquée par des engagements non tenus.

Face à ce qu’il qualifie de « diplomatie de l’opacité », Claudel Lubaya place les États-Unis devant leurs responsabilités. Le message est clair : Washington doit clarifier sa position. Soit s’inscrire dans une amitié durable avec le peuple congolais, soit persister dans une « collusion circonstancielle » avec le pouvoir actuel. En conclusion, il avertit qu’un soutien au « passage en force constitutionnel » ne ferait qu’embraser la région, compromettant durablement les intérêts de tous les acteurs impliqués.

Willy Ulengu Samuanda

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