
Depuis la soirée du mercredi 13 mai, le tronçon de l’avenue Université compris entre Yolo Ezo et l’avenue Kikwit est interdit à la circulation. Cette fermeture, justifiée par des travaux de réhabilitation d’urgence, a plongé une grande partie de la capitale congolaise dans une paralysie routière sévère dès les premières heures de ce jeudi, révélant une fois de plus la fragilité du plan de mobilité urbaine de Kinshasa.
Le réveil a été brutal pour les Kinois. Ce jeudi 14 mai, les navetteurs empruntant l’artère stratégique reliant le centre-ville aux communes du sud (Kalamu, Ngaba, Makala) ont été pris au piège. Si les engins de chantier ont pris possession du bitume pour une remise à niveau attendue, l’absence de communication préalable suffisante a transformé les déviations secondaires en véritables goulots d’étranglement.
L’impact ne s’est pas limité au périmètre des travaux. Par un effet de vases communicants, le flux de véhicules s’est reporté sur des axes déjà saturés, provoquant un ralentissement généralisé jusqu’au rond-point Victoire. Des travailleurs et des étudiants ont rapporté des retards de plusieurs heures.

« Ma mère a dû rebrousser chemin à 11 heures, incapable de franchir les bouchons à Victoire », confie une habitante de Kalamu, illustrant le désarroi des usagers surpris par la soudaineté de la mise en application de la mesure.
Ces travaux s’inscrivent dans la volonté des autorités urbaines de moderniser les infrastructures de base, souvent délabrées par l’érosion et le manque d’entretien. Cependant, cette fermeture met en lumière le défi chronique de la gestion des voies de contournement à Kinshasa. En attendant la réouverture, dont le délai n’a pas encore été officiellement précisé, les conducteurs sont contraints à une gymnastique quotidienne sur des itinéraires alternatifs souvent impraticables en cas de pluie.
Lina