
Le gouvernement congolais a officiellement mis fin au contrat de sous-traitance de la société Horizons Corporation sur le chantier de l’aéroport national de Tshikapa. Cette décision, actée par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, intervient après des mois de controverses sur les capacités techniques de l’entreprise à mener à bien ce projet stratégique pour le désenclavement du Kasaï.
L’épilogue d’un bras de fer technique et politique vient de tomber. Par une correspondance datée du 30 avril 2026, le ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITP), John Banza Lunda, a instruit la Direction générale de la société sino-congolaise de résilier sans délai le contrat liant le projet à la firme Horizons Corporation. Le grief est sans appel : un manque flagrant d’expertise avérée et une absence d’équipements adéquats pour répondre aux normes de construction aéroportuaire internationale.
Cette éviction n’est pas une surprise pour les observateurs avertis. Elle fait suite aux alertes répétées de Crispin Mukendi Bukasa, qui avait publiquement dénoncé l’opacité et l’inefficacité des manœuvres entourant ce chantier. En se ralliant à ces critiques, le ministère des ITP semble vouloir donner un signal fort de rigueur dans le suivi des grands travaux d’infrastructures, un secteur souvent miné par des attributions de marchés discutables.
Sur le terrain, l’enjeu est de taille. L’aéroport de Tshikapa est le poumon logistique de la province du Kasaï. Le retard accumulé par Horizons Corporation ne représentait pas seulement un coût financier, mais un frein majeur au développement économique régional. Avec cette résiliation, le gouvernement se retrouve désormais face à l’urgence de trouver un partenaire capable de reprendre le flambeau, tout en garantissant la transparence qui a fait défaut jusqu’ici.
Divine Atante