Ituri | La RDC face à une nouvelle flambée d’Ebola (souche Bundibugyo) défis logistiques et mobilisation renforcée

Le gouvernement congolais a officiellement confirmé, le 16 mai 2026, une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola en province de l’Ituri, due à la souche Bundibugyo. Face à l’absence de vaccins spécifiques et aux contraintes de terrain traçage des contacts, contexte sécuritaire et déplacements de populations Kinshasa assure mobiliser ses équipes et ses partenaires internationaux pour contenir la crise.

Lors d’une conférence de presse tenue samedi 16 mai à Kinshasa, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a annoncé la déclaration officielle de l’épidémie en Ituri et détaillé les principaux défis de la riposte : identifier et suivre les contacts, disposer d’outils diagnostiques et faire face à l’absence de vaccins et de traitements éprouvés contre la souche Bundibugyo. Le ministre a précisé que le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) de l’Institut National de Santé Publique (INSP) coordonne la réponse, en lien avec l’OMS et l’Africa CDC, déjà mobilisés sur le terrain à Bunia.

La RDC, forte d’une expérience opérationnelle accumulée après plus d’une dizaine d’épidémies d’Ebola, met en avant son savoir-faire, évoqué par le ministre. Mais la souche Bundibugyo, historiquement associée à moins d’options vaccinales que la souche Zaïre, pose un défi pharmaceutique : les vaccins développés pour la souche Zaïre ne garantissent pas une protection éprouvée contre Bundibugyo. Par ailleurs, l’Ituri reste une zone exposée à des violences et à des déplacements massifs de populations (actions attribuées aux ADF et à d’autres groupes armés), ce qui complique le repérage des cas contacts et l’acheminement du matériel médical.

Selon le ministère, en moins de 24 heures après la confirmation diagnostique, Kinshasa a activé la chaîne de réponse : déploiement d’équipes issues des simulations menées à Kisangani, envoi d’experts de l’OMS à Bunia et mobilisation des partenaires financiers et logistiques. Les autorités insistent sur le strict respect des mesures de santé publique (isolement des cas, recherche active des contacts, hygiène des funérailles sécurisées) et appellent la population à coopérer.

Willy Ulengu Samuanda

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