Bandalungwa | Le concours interscolaire d’éloquence 2026 consacre les écoles Joyeux Lutins, Saint Michel Bandal-Sykin et Le Bambin pour promouvoir les talents des élèves

À Bandalungwa, la parole a été mise à l’honneur. Réunis le 30 mai 2026 à l’initiative de la structure Congo Falansa, plusieurs établissements scolaires de la commune ont participé à la première édition du concours interscolaire d’éloquence, une compétition destinée à révéler les talents oratoires et intellectuels des jeunes élèves. Au terme des épreuves, les écoles Joyeux Lutins, Saint Michel Bandal-Sykin et Le Bambin Primaire se sont distinguées dans différentes catégories.

Dans une ambiance à la fois studieuse et festive, cette première édition a rassemblé des élèves, des enseignants, des parents ainsi que plusieurs acteurs du monde éducatif autour d’un même objectif : valoriser la maîtrise de la parole, la lecture et l’argumentation comme leviers de développement personnel et de citoyenneté.

« La parole est une force qui permet aux jeunes de transformer leurs idées en actions et de défendre leurs convictions avec confiance », a souligné le fondateur de Congo Falansa, le procureur David Beya, à l’ouverture de la rencontre.

Trois écoles distinguées pour l’excellence de leurs élèves

À l’issue de la compétition, le prix du meilleur orateur junior a été attribué à l’École Joyeux Lutins, récompensant la qualité de l’expression orale et la capacité de persuasion de son représentant.

Dans la catégorie senior, l’École Saint Michel Bandal-Sykin a remporté le prix du meilleur orateur grâce à la pertinence de son argumentation et à sa maîtrise de la prise de parole en public.

Le prix du meilleur lecteur est revenu à l’École Le Bambin Primaire, saluée pour la qualité de son interprétation et sa maîtrise des techniques de lecture expressive.

« Derrière chaque distinction se cache un travail d’encadrement, de discipline et de persévérance », ont rappelé plusieurs membres du jury.

Au-delà de la compétition, les organisateurs ont voulu faire de cette initiative un espace de découverte et de promotion des compétences souvent peu visibles dans le parcours scolaire traditionnel.

Les visites effectuées dans les établissements lors de la phase de présélection ont permis d’identifier de nombreux jeunes talents capables de développer des raisonnements structurés, de défendre une idée ou encore de captiver un auditoire à travers la lecture.

« Nous avons découvert des élèves dotés d’un potentiel remarquable. Le milieu scolaire regorge de talents qui ne demandent qu’à être révélés », a déclaré David Beya.

Selon les organisateurs, cette expérience a renforcé leur conviction que l’école demeure un espace privilégié de formation des futurs leaders, intellectuels et citoyens engagés.

S’inspirant de la pensée du savant africain Cheikh Anta Diop, dont la célèbre exhortation invite les jeunes Africains à se former « jusqu’aux dents », les initiateurs du concours ont insisté sur le rôle fondamental du savoir dans la transformation des sociétés.

« Si l’Afrique est le berceau de l’humanité, l’école demeure le berceau des talents et des potentiels », a affirmé le président de Congo Falansa devant les participants.

Ce message s’adressait particulièrement aux enseignants, invités à poursuivre leur mission d’encadrement en offrant aux élèves des opportunités susceptibles de développer leurs aptitudes intellectuelles, artistiques et citoyennes.

Pour les organisateurs, le choix de la commune de Bandalungwa n’est pas anodin. Souvent réduite dans l’imaginaire collectif à sa vie festive ou à certains stéréotypes urbains, cette commune recèle pourtant une importante dynamique intellectuelle et éducative.

« Bandalungwa n’est pas seulement un espace de divertissement. C’est aussi un lieu où émergent des initiatives scientifiques, littéraires et éducatives capables de transformer des vies », a insisté David Beya.

À travers cette compétition, Congo Falansa entend contribuer à valoriser une autre image de la commune : celle d’un territoire où la jeunesse développe ses compétences et construit son avenir.

Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique éducative croissante

Ces dernières années, les concours d’éloquence connaissent un intérêt croissant dans plusieurs pays africains. Ils sont de plus en plus considérés comme des outils efficaces pour renforcer la confiance en soi, l’esprit critique, la culture générale et la participation citoyenne des jeunes.

De nombreuses institutions éducatives et organisations de la société civile encouragent désormais ce type d’activités qui complètent l’enseignement classique en développant des compétences recherchées dans les universités et sur le marché du travail.

« Former un bon orateur, c’est aussi former un citoyen capable de défendre ses idées dans le respect du débat démocratique », soulignent plusieurs spécialistes de l’éducation.

Le Congo de demain se prépare aujourd’hui

Pour les initiateurs de cette première édition, le concours d’éloquence représente bien plus qu’une simple compétition scolaire. Il constitue un investissement dans le capital humain et intellectuel de la jeunesse congolaise.

Cette vision rejoint les réflexions portées depuis plusieurs années par les acteurs de l’éducation qui plaident pour un renforcement des activités culturelles, littéraires et scientifiques dans les écoles du pays.

La réussite de cette première édition ouvre désormais la voie à de nouvelles initiatives et, potentiellement, à une extension du concours vers d’autres communes de Kinshasa, voire d’autres provinces.

« Le Congo que nous célébrerons demain se construit aujourd’hui dans nos écoles », a conclu David Beya.

À travers les performances des élèves de Joyeux Lutins, Saint Michel Bandal-Sykin et Le Bambin Primaire, c’est finalement toute une génération qui a démontré que le talent, lorsqu’il est encadré et encouragé, peut devenir l’un des moteurs les plus puissants du développement national.

Willy Ulengu Samuanda

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