
A l’ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre ce mardi 15 septembre 2026, le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a placé son discours sous le signe du dialogue national et de l’efficacité parlementaire.
Devant les députés nationaux et plusieurs invités de marque, le speaker de la Chambre basse a apporté son soutien au dialogue national annoncé par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il y voit une occasion de trouver des réponses durables aux crises qui fragilisent la RDC, à condition que cette démarche respecte les principes républicains.
« La démocratie nous donne le droit de nous opposer, la patrie nous interdit de nous déchirer », a-t-il lancé, insistant sur la nécessité d’exclure toute légitimation de la violence.
Selon lui, ce futur dialogue devra tirer les leçons du passé, s’attaquer aux causes profondes des crises et déboucher sur des engagements concrets pour la paix et la cohésion nationale. Il a à cette occasion appelé les confessions religieuses, la société civile, la classe politique ainsi que les partenaires extérieurs à accompagner cette dynamique dans le respect de la souveraineté de la RDC.

Abordant le bilan parlementaire, Aimé Boji Sangara a salué une activité législative intense. La session de mars a totalisé 35 plénières, 43 questions écrites, 10 questions orales avec débat et 31 lois adoptées. S’y ajoute la session extraordinaire de juillet avec 19 textes adoptés sur 25 prévus en 30 jours.
Pour le Président de l’Assemblée nationale, l’enjeu n’est plus seulement de voter les lois, mais d’en assurer le suivi, l’évaluation et l’impact réel sur la population.

Cette rentrée parlementaire, après trois mois de vacances, s’est tenue en présence du bureau de l’Assemblée nationale, notamment Jean-Claude Tshilumbayi, Christophe Mboso, Jacques Djoli, Chimène Polipoli Lunda et Grâce Neema Paininye. Elle sera largement consacrée à l’examen du projet de budget 2027.
Junior Mpandanjila