
En marge de la 81e Assemblée Générale de l’ONU, Kinshasa joue sa dernière carte diplomatique. Judith Suminwa face à António Guterres : la RDC exige du concret.
Pendant que Kinshasa pleure ses généraux morts à Kenge, le front diplomatique s’active à Manhattan.
Vendredi 26 septembre 2026, en marge de la 81e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, la Première Ministre de la RDC, Judith Suminwa Tuluka, a rencontré le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres.
Une rencontre au sommet, alors que la 80e AG vient à peine de se clôturer.
Au cœur des échanges : trois dossiers brûlants
1. La guerre dans l’Est : L’agression rwandaise sous couvert AFC/M23 de Corneille Nangaa. Kinshasa a rappelé que malgré les processus de Doha et Washington, les combats continuent à Walikale, Masisi, Rutshuru. La population de Karete fuit encore ce matin.
2. Ebola : Nouvelle flambée dans l’Est, avec un risque de propagation régionale.
3. L’avenir de la MONUSCO : Maintien ou retrait accéléré ? Kinshasa veut une force qui protège vraiment, pas qui observe.
Selon les sources onusiennes, Guterres s’est dit « disponible » et a réaffirmé l’engagement de l’ONU pour la paix en RDC.
Mais côté congolais, on ne veut plus de promesses. Le Président Félix Tshisekedi, qui a instruit cette démarche depuis Kinshasa, veut des actes : sanctions contre Kigali, renfort humanitaire, et pression réelle sur les rebelles.
Pourquoi c’est important maintenant ?
Parce que Corneille Nangaa vient de rejeter le dialogue national de Kinshasa et ne jure que par Doha. Kinshasa doit donc montrer à la communauté internationale qu’elle a épuisé toutes les voies diplomatiques.
New York n’est pas qu’une photo. C’est un message :
« Si le dialogue de Kinshasa échoue, la faute ne sera pas à Kinshasa ».
Freddy Millions Mbwebwe