
Sur la route Matadi, entre l’UPN et les quartiers de Macampagne, DGC et Magasin Kintambo, les conducteurs de taxis-motos dénoncent des pratiques qu’ils assimilent à de la tracasserie au niveau du sous-commissariat de Delvaux, communément appelé « Mbata ». Plusieurs usagers et riverains accusent des agents de police routière d’interceptions répétées et d’exiger jusqu’à 50 000 francs congolais, sans délivrance de quittance.
Selon les témoignages recueillis sur place, une dizaine d’agents auraient déplacé leur dispositif de contrôle vers les zones régulièrement embouteillées de cet axe. Des motards affirment être interceptés alors qu’ils circulent avec des passagers, parfois dans des conditions qu’ils jugent brutales et dangereuses.
« Comment expliquer que des policiers censés protéger la population confisquent des motos en pleine course ? », dénonce un passager qui dit avoir été victime de ces pratiques. Il affirme également avoir été insulté après avoir contesté l’intervention de deux agents.
Les conducteurs dénoncent par ailleurs des contrôles qu’ils estiment contraires aux directives administratives actuellement en vigueur, notamment dans le contexte du moratoire accordé aux conducteurs sur certaines opérations de contrôle des documents de bord.
Dans le voisinage du sous-commissariat, des commerçantes disent elles aussi être régulièrement témoins de ces scènes. Selon plusieurs témoignages, un policier aurait même justifié ces pratiques par la nécessité de trouver quotidiennement de quoi nourrir sa famille, évoquant « l’argent du Mbwengi », présenté comme une forme de ration quotidienne.
Ces accusations, qui restent à établir par les autorités compétentes, alimentent la colère des usagers et des riverains. Ceux-ci demandent une intervention du ministère de l’Intérieur, du Commissariat général de la PNC et de la hiérarchie policière afin de vérifier les faits dénoncés et, le cas échéant, de rétablir la discipline au sein du sous-commissariat de Delvaux.
LINA
