FAUX — RDC | À Kinshasa, la Maison Civile dément la vidéo présentant « Maguy Mayela » comme une troisième épouse de Félix Tshisekedi

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux présente une femme sous le nom de « Maguy Mayela », qui affirme être la troisième épouse du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. À Kinshasa, la Maison Civile du Chef de l’État a formellement rejeté cette affirmation dans un communiqué publié le 19 août 2026. « Cette personne est totalement inconnue de la famille présidentielle », affirme le Service de communication.

Dans ce document officiel, la Maison Civile assure que la femme apparaissant dans la vidéo n’a entretenu « à aucun moment » de lien avec Félix Tshisekedi, ni dans le passé ni actuellement. Ce démenti constitue, à ce stade, la principale réponse officielle à une séquence largement relayée en ligne. Plusieurs médias congolais ont également rapporté la mise au point présidentielle.

La vérification des sources disponibles ne permet, en revanche, d’établir aucune preuve crédible confirmant l’existence de cette prétendue relation conjugale. Le site officiel de la Présidence continue de présenter Denise Nyakeru Tshisekedi comme l’épouse du Chef de l’État et la Première Dame de la République. Sa biographie officielle indique qu’elle est mariée à Félix Tshisekedi depuis vingt-trois ans et qu’ils ont cinq enfants.

Cette présentation officielle du couple présidentiel apparaît encore dans les communications récentes de la Présidence. En mai 2026, Félix Tshisekedi participait ainsi à une activité religieuse à Kinshasa accompagné de Denise Nyakeru, présentée comme la « Distinguée Première Dame ». Des publications officielles antérieures montrent également le couple ensemble lors de plusieurs activités publiques.

Le communiqué de la Maison Civile évoque par ailleurs des informations recueillies auprès de la famille de la femme concernée faisant état d’une « période de fragilité psychologique ». Cette affirmation n’a toutefois pas pu être vérifiée indépendamment à partir des sources publiques consultées. Elle doit donc être présentée comme une déclaration contenue dans le communiqué, et non comme un fait médical établi.

La Maison Civile appelle surtout les internautes à ne pas relayer des informations non vérifiées et met en garde les auteurs et diffuseurs de ce qu’elle qualifie de « fausses allégations ». Elle estime que leur propagation pourrait porter atteinte à l’honneur et à la réputation du Chef de l’État et de sa famille.

Cette mise en garde intervient dans un environnement numérique où une vidéo peut atteindre des milliers de personnes avant même que son contenu ne soit vérifié. En RDC, le Code du numérique encadre notamment la diffusion de fausses informations visant une personne par voie électronique. L’ACP rappelait encore en mai 2026 que le partage de telles informations peut engager la responsabilité de leur auteur.

Le cas rappelle surtout une règle élémentaire du journalisme : la viralité ne constitue pas une preuve. L’Agence congolaise de presse dispose d’ailleurs d’un service de fact-checking qui rappelle régulièrement la nécessité de confronter les contenus circulant en ligne aux sources officielles et aux éléments vérifiables.

 

Par Willy Ulengu Samuanda

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