Les autorités provinciales du Kasaï Central ont lancé un appel à la vigilance sanitaire à l’occasion…
Catégorie : SANTÉ
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Kasaï Oriental-Alerte sanitaire | La surpopulation carcérale met en danger la santé publique

La surpopulation carcérale à la prison centrale de Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental est la principale cause de la mauvaise gestion des excrétas. C’est ce qu’a révélé un expert lors d’une conférence tenue samedi 10 août à l’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM).
Lors de cette conférence, le chef de travaux Master André Kayombo, enseignant à l’UOM, a décrit une situation alarmante.
« Aux alentours de la prison de Mbuji-Mayi, nous constatons l’insalubrité suite aux excrétas qui traînent dans les caniveaux, difficile à gérer à cause de la surpopulation dans ce centre carcéral, » a-t-il déclaré.
Initialement conçue pour accueillir environ deux cents détenus, la prison centrale de Mbuji-Mayi abrite aujourd’hui 563 détenus de tous les sexes confondus, soit près de trois fois sa capacité d’origine. Ce nombre excessif de prisonniers rend la gestion des infrastructures sanitaires quasi impossible.
M. Kayombo a souligné le manque d’hygiène flagrant, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’établissement.
« Le nombre des latrines à la maison carcérale de Mbuji-Mayi ne répond pas aux normes de l’OMS. Cette prison ne compte que huit latrines en chasse d’eau et huit douches partagées par 563 détenus, soit 72 détenus pour une douche, » a-t-il précisé.
L’exposé de M. Kayombo, intitulé « Évaluation de l’état de gestion des excrétas dans la ville de Mbuji-Mayi, cas de la prison de Mbuji-Mayi dans la commune de Diulu » a également mis en lumière les risques sanitaires pour les populations vivant à proximité.
« Tous les habitants des alentours de la prison centrale de Mbuji-Mayi peuvent développer certaines maladies qui résultent de l’eau stagnante dans les coins et recoins de la commune de Diulu, » a-t-il averti.
Pour pallier cette situation, M. Kayombo a proposé plusieurs solutions innovantes, telles que la valorisation des excrétas en biogaz ou leur utilisation dans la bio-métallisation. Il a expliqué que les excrétas peuvent être transformés en énergie grâce au gaz méthane, et les toilettes sèches pourraient permettre de récupérer la matière organique décomposée pour la production agricole.
« On peut aussi stocker les urines pour les utiliser à des fins agricoles, » a-t-il ajouté.
Enfin, M. Kayombo a recommandé aux autorités politico-administratives de déplacer la prison pour protéger les habitants environnants. En attendant, il a appelé à l’initiation de projets pour assainir la prison et ses alentours.
Placide LUKEKA
Alerte-Kasaï | L’épidémie de Monkey Pox signalée dans le village de Kashiya

Un cas de Monkey Pox a été confirmé dans la localité de Kashiya, située dans le secteur de Kabambaie, territoire de Luebo, dans la province du Kasaï. Cette alerte a été émise le dimanche 4 août 2024 par Neville Nkongolo, coordonnateur de la société civile force vive basé à Luebo.
La victime, un jeune homme d’une vingtaine d’années, aurait contracté la maladie après avoir consommé de la viande de singe il y a trois semaines.
« Soudainement, il y a eu apparition de cette maladie », a déclaré m. Nkongolo, soulignant la gravité de la situation.
Face à cette menace sanitaire, m. Nkongolo a exhorté les autorités provinciales et les experts en santé à intervenir rapidement pour mettre en place des mesures préventives.
« Nous demandons au gouvernement provincial et aux experts de santé de prendre des mesures préventives afin d’épargner les paisibles villageois de cette maladie contagieuse », a-t-il insisté.
La Monkey Pox, une maladie virale transmise à l’homme par les animaux, notamment les singes, présente des symptômes similaires à ceux de la variole, bien que moins sévères. Elle se manifeste par une fièvre, des éruptions cutanées et, dans certains cas, des complications graves.
Franck Tshilomba
Alerte rouge-Kasaï Central | Urgence de disponibiliser une banque de sang viable pour sauver des vies

La situation est de plus en plus alarmante dans la province du Kasaï Central où le manque de produits sanguins met en péril des vies humaines.
Les centres de transfusion sanguine, notamment le centre provincial de Kananga, se trouvent dépourvus de produits essentiels, laissant les malades dans une situation désespérée face à des urgences de transfusion.
Lorsqu’un patient arrive en état d’urgence nécessitant une transfusion sanguine, les options deviennent très limitées. Le Dr Thérèse Biakasasa, médecin à l’hôpital de référence de Lukonga, explique la réalité de la situation :
« Nous sollicitons que la famille du patient pour qu’elle apporte le sang afin de réaliser la transfuser. En cas de manque par cette dernière, nous avons des personnes ressources auprès de qui, nous nous référons chaque fois qu’il y a une urgence de cas d’anémie. Après avoir reçu une poche de sang, nous demandons à la famille de disposer de trois personnes qui puissent apporter leur sang afin de compléter notre stock »


Les conséquences de l’absence de transfusion peuvent être graves.
« Il y a plusieurs conséquences notamment la perte de la mémoire, la personne pourra tomber dans le comma et perdre la vie par la suite »,** avertit le Dr Biakasasa.


Elle recommande de contacter rapidement un centre de santé en cas de fièvre persistante pour une prise en charge adéquate.
Le centre provincial de transfusion sanguine, jadis un pilier crucial pour le traitement des cas d’anémie, ne répond plus aux besoins urgents des patients. Cette situation critique a conduit Jacqueline Tshibuabua, membre du conseil provincial de la femme, à lancer un appel pressant aux autorités :
« Ne pas croiser le bras au moment où vos administrés sont entrain de mourir par manque de sang Que l’on dote la province du Kasaï Central d’une banque de sang avec tous les matériels pouvant m’aider à son bon fonctionnement »

Elle interpelle également la population :
« Une interpellation à tous pour pouvoir faire le don du sang car le sang c’est la vie. »
La situation reste critique, mais il est encore temps d’agir pour sauver des vies au Kasaï Central.
Freddy Millions MBWEBWE
Kasaï | Mobilisation des autorités pour la lutte contre le SIDA

Le Président de l’organe délibérant du Kasaï, Me Alain Tshisungu Ntumba, a accueilli ce mardi l’équipe du Programme National Multisectoriel de Lutte contre le SIDA (PNMLS) dans son bureau.
Cette rencontre avait pour objectif de faire le point sur le plaidoyer visant à impliquer davantage les députés provinciaux dans la lutte contre le SIDA dans la région.
Phillipe Malu, Secrétaire exécutif provincial a.i du PNMLS au Kasaï, a souligné l’importance de cette rencontre. « Nous sommes venus solliciter l’implication de l’organe délibérant pour désigner un représentant de l’Assemblée provinciale au sein du conseil provincial du PNMLS et pour assurer le suivi de l’édit voté par les députés pour accompagner notre équipe dans cette lutte. »
Malu a également mis en lumière les défis auxquels fait face la province : « la ligne budgétaire de lutte contre le SIDA au Kasaï n’a jamais été décaissé et la province éprouve d’énormes difficultés, sur 18 zones de santé que renferme cette province, seules 8 sont couvertes avec les paquets de lutte contre le SIDA, voilà pourquoi nous sommes venus soliciter l’implication de l’organe délibérant pour arriver à atteindre toutes les 18 zones de santé du Kasaï. »

En réponse, le Président Alain Tshisungu Ntumba a assuré que lui-même, les membres du bureau définitif, et les autres élus provinciaux s’impliqueront activement pour atteindre les objectifs fixés.
Cette visite fait suite à un plaidoyer organisé le 18 juin 2024 par le PNMLS, PNLS, UCOP+, et ONUSIDA. Cette initiative avait pour but de sensibiliser les députés provinciaux à l’ampleur de l’épidémie de VIH au Kasaï et de les mobiliser pour appuyer la lutte contre le SIDA à travers des ressources locales.
Franck Tshilomba