
Le président en exercice et candidat à sa propre succession, Félix Tshisekedi, a lancé officiellement sa campagne électorale ce dimanche 19 novembre, au stade des Martyrs de Kinshasa, entouré de ses alliés politiques et de ses partisans. Ce rassemblement marque le début d’une campagne électorale animée, avec Tshisekedi adoptant une posture combative et déterminée.
Vêtu de blanc en hommage à son père, le défunt leader de l’opposition Etienne Tshisekedi, Félix Tshisekedi s’est incliné devant la tombe de son père à la Nsele, montrant ainsi l’importance de sa filiation politique et son attachement à son héritage. Tout au long de son discours, le président a affirmé sa maîtrise des enjeux et sa volonté de conduire le pays vers un avenir meilleur.


Félix Tshisekedi a également fait preuve d’un nationalisme affirmé, dénonçant ouvertement « les candidats étrangers » et les accusant de vouloir maintenir le pays dans l’esclavage. Il a pointé du doigt Paul Kagame, président du Rwanda, l’accusant de fomenter la violence dans la région du Nord-Kivu. Cette déclaration marque une rupture nette de la relation entre les deux dirigeants, avec Tshisekedi déclarant qu’ils ne se rencontreront que « au ciel » pour rendre des comptes à Dieu.

Le président sortant a également critiqué les anciens dirigeants en lice, remettant en question leurs promesses de développement et les accusant de vouloir vendre le destin du pays à des intérêts étrangers. Cette campagne électorale s’annonce donc animée et chargée en accusations, jetant les bases d’un débat électoral houleux.

Félix Tshisekedi a lancé sa campagne avec enthousiasme et détermination, affirmant sa vision pour l’avenir de la République démocratique du Congo. Les semaines à venir promettent d’être intenses et cruciales pour l’avenir politique du pays, avec Tshisekedi et ses opposants prêts à en découdre pour remporter la présidentielle.
Ange Aloki