
Dans le sillage de l’accord de paix conclu le 27 juin 2025, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont paraphé, jeudi 1er août à Washington, les Principes du Cadre d’intégration économique régionale, sous l’égide des États-Unis. Une grande avancée diplomatique que Kinshasa présente comme une nouvelle preuve de sa stratégie axée sur la paix durable par le développement.
Ce cadre, salué par le Département d’État américain, repose sur une coopération concrète dans des secteurs structurants : énergie, infrastructures, mines, gestion des parcs nationaux, tourisme et santé publique. Pour les autorités congolaises, il s’agit de transformer les lignes de fracture en axes de développement partagé.
« Cette dynamique prouve que la voie de la paix est celle de la responsabilité et du réalisme », fait valoir une source gouvernementale à Kinshasa.
Dans la vision portée par le président Félix Tshisekedi, l’intégration régionale ne peut être dissociée du bien-être des populations ni de la souveraineté retrouvée du pays sur ses ressources.
D’ailleurs, la première réunion du Comité mixte de suivi, tenue la veille à Washington, a permis de fixer un calendrier de travail et de s’assurer que les engagements pris ne restent pas lettre morte. Une méthode qui s’inscrit dans la logique de redevabilité prônée par Kinshasa.
Pour les partenaires américains, qui jouent un rôle clé dans ce processus, cette étape marque un tournant : elle montre que des mécanismes économiques peuvent servir de levier à la stabilisation de la région des Grands Lacs, longtemps meurtrie par des crises à répétition.
LUKEKA KALUME