
L’administration Trump a annoncé le jeudi 22 mai 2025 le retrait du droit pour Harvard d’accueillir des étudiants internationaux. Les Africains, notamment des congolais, pourraient voir leur avenir académique compromis.
Le climat politique tendu autour de l’immigration et de l’éducation supérieure aux États-Unis a franchi un nouveau cap. L’administration Trump a officiellement annoncé, le 22 mai, qu’elle suspendait les financements fédéraux accordés à Harvard et lui retirait le droit d’accueillir des étudiants étrangers. Une décision lourde de conséquences pour l’ensemble du système universitaire américain, mais aussi pour les jeunes Africains engagés dans des cursus à l’étranger.
En ligne de mire : les politiques internes de l’université, notamment ses programmes de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), jugés trop progressistes par le président républicain. Ce dernier réclame leur abandon, ainsi qu’un droit de regard sur le recrutement du corps enseignant. Harvard, par la voix de son président par intérim Alan Garber, a refusé de se conformer à ces exigences. L’affrontement s’est soldé par une série de sanctions, dont l’exclusion des étudiants étrangers.
La mesure touche directement une partie significative du corps étudiant : Harvard compte près de 30 % d’étudiants internationaux. Si les chiffres précis ne sont pas rendus publics, des étudiants originaires de l’Afrique notamment, figurent parmi eux. Leur situation administrative et leur avenir académique sont désormais incertains.
Officiellement, la Maison-Blanche invoque des motifs de sécurité nationale et la protection de l’emploi local. Mais pour de nombreux observateurs, cette décision s’inscrit dans une stratégie politique plus large visant à recentrer l’enseignement supérieur sur des valeurs conservatrices et à réduire l’influence des élites académiques progressistes.
Sur le campus de la ville de Cambridge, les réactions ne se sont pas fait attendre. Des manifestations ont été organisées dès l’annonce, avec pour mot d’ordre : « La connaissance n’a pas de frontières ». Professeurs, étudiants et anciens diplômés dénoncent une atteinte directe à la liberté académique et au rayonnement international de l’université.
DAN BANZA