
C’est une première historique pour la capitale du Haut‑Uélé. Une morgue moderne, conçue selon les standards sanitaires internationaux, s’apprête à ouvrir ses portes. Ce projet, né de la vigilance et de la pression de la société civile, marque une avancée majeure pour la dignité des défunts et la santé publique.
Un chantier exemplaire sous contrôle
Selon le Professeur Hervé Muniama Bakomba, coordonnateur de la DYNOP Haut‑Uélé, les travaux progressent à un rythme soutenu.
L’inspection du chantier, effectuée le 2 avril 2026, révèle une avancée de 90 % :
– Maçonnerie achevée,
– Charpente et toiture finalisées,
– Portes et fenêtres installées.
Les équipements de manutention sont de qualité professionnelle, et les espaces fonctionnels salle d’autopsie, zone d’accueil, vestiaires sont en phase de finition.
Le système d’aération et la gestion des produits chimiques, notamment le formol, garantissent un environnement sécurisé pour le personnel et les familles.
Des défis à anticiper
Malgré cette progression encourageante, quelques limites subsistent.
La capacité actuelle, estimée à 22 à 25 places, pourrait s’avérer insuffisante face à la croissance démographique d’Isiro et de ses environs, qui dépassent les 200 000 habitants.
Le coût final et la durée exacte des travaux n’ont pas encore été communiqués officiellement.
Le Professeur Muniama Bakomba recommande au Gouverneur Jean Bakomito Gambu d’envisager dès maintenant la construction d’une seconde morgue, afin d’assurer une couverture durable et adaptée aux besoins de la population.
Ce projet illustre la force de la mobilisation communautaire et la capacité de la société civile à influencer positivement la gouvernance provinciale.
La morgue d’Isiro n’est pas seulement une infrastructure : elle symbolise une victoire collective pour la dignité humaine, la modernisation des services publics et la reconnaissance du droit à un traitement respectueux des défunts.
Willy Ulengu Samuanda