
À partir de ce lundi 18 août 2025, les administrateurs des 145 territoires de la République démocratique du Congo (RDC) observent une grève illimitée. Le mouvement, qui s’étend à l’ensemble du pays, met en avant des conditions de travail qualifiées d’« inhumaines et dégradantes ».
Selon leurs représentants, ces agents de l’État n’ont pas perçu de salaire depuis près de trois ans. Une situation qui, affirment-ils, a plongé nombre d’entre eux dans la précarité et compromis l’exercice de leurs missions. Les assistants administratifs ont également rejoint la contestation, dénonçant un manque de moyens et de reconnaissance institutionnelle.
Cette paralysie risque d’affecter directement l’administration publique locale, notamment l’état civil, la délivrance de documents officiels et l’encadrement de certaines activités sociales et économiques dans plusieurs territoires. Dans les zones rurales, où l’administrateur demeure l’un des rares relais de l’État, les habitants redoutent un blocage prolongé.
Les grévistes réclament le paiement immédiat de leurs arriérés, ainsi que l’amélioration de leurs conditions de travail.
« Sans une réponse rapide du gouvernement, la situation pourrait s’aggraver », avertit un administrateur joint par téléphone.
Cette crise met en lumière les difficultés persistantes de la RDC à assurer une gestion efficace de sa fonction publique et à stabiliser son système de rémunération. Le gouvernement est désormais appelé à ouvrir un dialogue pour éviter une paralysie durable de l’administration territoriale.
DAN BANZE