
Le processus de correction des examens d’État en République démocratique du Congo connaît une avancée notable avec l’inauguration de deux centres automatisés dans les provinces du Haut-Katanga et du Kasaï Oriental. Objectif : renforcer la transparence, accélérer le traitement des copies et réduire la dépendance à la centralisation des opérations à Kinshasa.
À Lubumbashi, le Centre national de correction, officiellement lancé mardi 29 juillet, est désormais opérationnel pour couvrir les provinces éducationnelles Haut-Katanga 1 et 2. Doté d’équipements technologiques de traitement et de contrôle assistés par intelligence artificielle, il permet une correction plus rapide et sécurisée. La conseillère de la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Dora Mwanda, qui a présidé l’inauguration, a salué une étape décisive vers la modernisation du système éducatif congolais.
Composé de plusieurs unités – salle de dépouillement, espace de scannage, serveurs de traitement et salle de vérification – le centre repose sur un double mécanisme de contrôle, à la fois technologique et humain. Une équipe formée spécifiquement assure le suivi du processus, avec un encadrement strict sur le plan sécuritaire.
Dans la province voisine du Kasaï Oriental, un dispositif similaire a été mis en place dans la ville de Mbuji-Mayi. Inauguré la veille, le 28 juillet, ce centre permet désormais une correction locale des épreuves pour plus de 23 000 candidats répartis dans 56 centres d’examen. Une initiative saluée par l’inspecteur principal provincial, Pierre Kabianda, qui estime que cette automatisation renforce la crédibilité et la fiabilité des résultats.
Ces deux centres pilotes s’inscrivent dans une stratégie plus large du ministère de l’Éducation visant à déconcentrer la gestion des examens et à en améliorer la qualité. Les données des résultats continueront à être centralisées à Kinshasa pour validation, mais l’essentiel du traitement se fera désormais en province.
L’extension du modèle à d’autres régions reste tributaire de la réussite de ces premières expériences. Les responsables espèrent ainsi bâtir un système plus équitable, en phase avec les ambitions de réforme du secteur éducatif congolais.
LUKEKA KALUME