
La jeunesse scientifique de la ville de Kananga, dans la province du Kasaï Central, a assisté ce samedi 21 décembre, à une conférence-débat très attendue. L’événement a eu lieu dans la salle des jeunes CEICA et a rassemblé des centaines de jeunes de la région, tous venus pour écouter le Premier Vice-président de l’Assemblée nationale, le professeur Isaac Jean Claude Tshilumbayi Musawu, qui s’est exprimé sur le thème : « Félix Tshisekedi : Mandat, Bilan et Perspectives ».
Dans son exposé, le Professeur Tshilumbayi n’a pas manqué de saluer les réalisations du premier mandat du président Félix Tshisekedi, estimant que celles-ci surpassaient largement les réalisations de ses prédécesseurs, malgré leur longévité au pouvoir. Le vice-président a dressé un tableau impressionnant des progrès réalisés dans divers domaines clés, notamment les infrastructures, l’éducation, la gouvernance et la diplomatie.


L’un des points saillants de l’exposé a été l’énumération des infrastructures en cours de réalisation dans le pays. Selon Tshilumbayi, le pays connaît actuellement une transformation sans précédent, avec des chantiers de routes ouverts dans tout le pays. Il a cité, entre autres, la réhabilitation de la RN1, qui reliera bientôt Matadi à Bukavu, traversant plusieurs grandes villes telles que Kikwit, Tshikapa, Kananga, et Mbujimayi. Il a également mentionné la construction d’aéroports et du port en eau profonde de Banana, qui devraient grandement améliorer la connectivité du pays.
Mais la grande annonce faite par Tshilumbayi a été celle de la gratuité des examens certifiants à partir de 2025. Il a précisé que dès l’année prochaine, tous les examens tels que le TENAFEP, le TENASOSP et l’EXETAT seront gratuits pour tous les élèves du pays. Cette mesure a été saluée comme un pas important vers l’amélioration de l’accès à l’éducation pour tous les Congolais. En plus de cela, le professeur a souligné que de nombreuses écoles, notamment 220 dans le Kasaï Central, ont été construites sous l’ère Tshisekedi, et que cinq nouvelles universités publiques ont vu le jour, venant compléter celles fondées en 1954 durant la colonisation.
Concernant la gouvernance, Tshilumbayi a évoqué plusieurs réformes marquantes. Il a mis en lumière la valorisation du fonctionnaire congolais et l’amélioration des conditions de travail des agents de l’État. Il a aussi salué l’organisation des élections dans tout le pays, jusqu’au niveau municipal, sans incidents majeurs. La liberté de presse est désormais garantie, les exilés politiques sont revenus au pays, et les prisons ont été humanisées. L’Agence Nationale de Renseignements (ANR), autrefois perçue comme une institution redoutée, a également vu ses pratiques se moderniser.

Sur le plan diplomatique, le pays a retrouvé sa place sur la scène internationale, grâce à une gestion renouvelée de ses ambassades, avec des moyens modernes et un personnel réactivé. Tshilumbayi a aussi évoqué l’amélioration du secteur sécuritaire, soulignant que l’armée congolaise, désormais rajeunie et mieux équipée, est en mesure de défendre efficacement l’intégrité du territoire. Il a également mentionné les succès militaires obtenus face au Rwanda dans l’Est du pays.
Enfin, le vice-président a abordé les avancées dans le secteur de la santé, avec la gratuité de la maternité et la construction de nouveaux hôpitaux modernes, notamment dans les camps militaires et d’autres zones sensibles. Il a annoncé que le financement pour les cliniques universitaires de l’Université Notre-Dame du Kasaï est déjà disponible, ce qui devrait grandement améliorer l’accès aux soins de santé dans la région.
Pour Isaac Tshilumbayi, toutes ces réalisations sont le fruit du leadership de Félix Tshisekedi, qui a permis au pays de se redresser après des années de difficultés. Cependant, il a aussi noté que certaines difficultés d’ordre constitutionnel ont freiné certaines réformes, et qu’il était désormais nécessaire d’élaborer une nouvelle Constitution mieux adaptée aux réalités congolaises.
ESPÉRANT DANIEL KAMBULU