
La Journée mondiale des lacs est célébrée ce jeudi 27 août 2026, avec un message central : mieux protéger des écosystèmes dont dépendent l’eau, la biodiversité et de nombreuses activités économiques. Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en décembre 2024, cette journée est observée chaque année le 27 août.
À travers le monde, les lacs constituent des réserves essentielles d’eau douce. Selon l’ONU, la planète compte plus de 117 millions de lacs, qui couvrent près de 4 % des terres émergées. Les lacs naturels et artificiels contiennent par ailleurs plus de 90 % de l’eau douce de surface non gelée.
Leur rôle dépasse toutefois l’approvisionnement en eau potable. Ils soutiennent l’agriculture, la pêche et l’industrie, abritent une importante biodiversité et participent à la régulation du climat. Ils contribuent également à absorber les eaux de crue et constituent une source de revenus pour de nombreuses communautés riveraines.
Mais ces écosystèmes sont soumis à des pressions croissantes. Pollution, surexploitation des ressources, activités agricoles et extractives, urbanisation et changement climatique fragilisent progressivement les lacs. Les apports de fertilisants, de contaminants et de déchets solides figurent notamment parmi les principales sources de pollution identifiées par l’ONU.
Le changement climatique accentue cette situation. La hausse des températures et les modifications de la couverture nuageuse réduisent notamment la couverture de glace dans certaines régions et accélèrent l’évaporation. Les niveaux d’eau peuvent ainsi connaître des variations importantes, avec des conséquences directes pour les populations et les écosystèmes.
Les projections des Nations unies donnent la mesure du risque. Si les pressions actuelles se poursuivent, la valeur des écosystèmes lacustres pourrait diminuer de 20 % d’ici à 2050, tandis que la pollution pourrait plus que doubler et que les émissions de méthane pourraient augmenter. Dans le même temps, les espèces d’eau douce ont déjà enregistré un recul de 85 % au cours des cinquante dernières années.
Agir avant que les dégradations ne deviennent irréversibles

Pour cette deuxième Journée mondiale des lacs, l’enjeu est donc moins de célébrer ces milieux que de rappeler l’urgence de leur gestion durable. L’ONU appelle à renforcer les connaissances scientifiques, la protection des écosystèmes, la coopération entre acteurs et la sensibilisation des populations.
La question concerne particulièrement les pays disposant d’importantes ressources en eau douce, notamment en Afrique. Protéger un lac revient à préserver une réserve d’eau, des habitats naturels, des moyens de subsistance et une partie de l’équilibre climatique local.
Les lacs ne sont donc pas de simples étendues d’eau. Leur préservation constitue désormais un enjeu de sécurité hydrique, environnementale et économique. Pour les générations futures, l’urgence est de passer de la connaissance de cette richesse à une véritable politique de protection et de gestion durable.
Par Willy Ulengu Samuanda