
Les députés provinciaux de Kazumba, dans le Kasaï-Central, ont dénoncé ce 17 septembre 2025 de graves violations des droits de l’homme commises par des agents de la police dans leur territoire.
Dans une déclaration rendue publique devant la presse locale, ils ont exigé des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés et la suspension de plusieurs responsables sécuritaires et administratifs.
« La liste des abus de pouvoir et des violations n’est pas exhaustive », a déclaré le député provincial Pierre Sosthène Kambidi, porte-parole du collectif.
Selon lui, plusieurs policiers en poste à Kazumba auraient été impliqués dans des cas de répression arbitraire, de dissipation de munitions de guerre et d’exactions contre la population, notamment dans la localité de Dekesha.
Les élus saluent néanmoins « la promptitude de l’auditorat militaire » qui a procédé à l’arrestation de certains agents de police accusés d’abus. Ils demandent que ces derniers soient déférés devant la justice « pour un procès exemplaire et pédagogique ».

Par ailleurs, ils exigent la relève de quatre policiers cités nommément — Kabeya Shérif (police de circulation routière de Kazumba), Shaba Bob (commissariat de Ndekecha), Bantung Bimpe Baron (commissariat de Chibala) et Mouya Azeus (renseignement de Kazumba) — ainsi que la suspension immédiate de l’administrateur du territoire, accusé d’« incompétence notoire et de complicité ».
Enfin, les députés préviennent qu’ils pourraient recourir aux mécanismes prévus par la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée provinciale pour obtenir justice en faveur de leurs électeurs. À la population, ils appellent à continuer de saisir ses représentants pour dénoncer tout abus.
FREDDY MILLIONS MBWEBWE