Kasaï-Central : Le PNDA fait chuter durablement le prix du maïs après deux ans d’interventions

Kananga, le 19 novembre 2025, le Programme national de développement agricole (PNDA) a présenté mercredi à Kananga les résultats de deux années d’efforts, marquant un succès notable : la baisse significative et la stabilisation du prix du maïs dans la province.

Une délégation nationale est sur place en mission de superviser et évaluer l’impact des réalisations déclarées.

​Selon la coordonnatrice provinciale du PNDA au Kasaï-Central, l’évolution positive du marché est un effet direct de l’appui apporté à près de 36 000 petits exploitants.

​L’intervention ciblée a permis d’augmenter la production locale et, par conséquent, de mieux alimenter le marché.

​L’appui du PNDA aux agriculteurs comprenait :

​La distribution de semences (jusqu’à 10 kg par agriculteur, pour planter 0,5 hectare).

​Un accompagnement technique ciblé sur les meilleurs itinéraires culturaux.

« Cette combinaison a permis d’augmenter la production et d’alimenter le marché local, d’où la stabilisation du prix du maïs », a-t-elle expliqué.

​Le PNDA a concentré ses actions dans le territoire de Dibaya et une partie de celui de Luiza. Les activités doivent se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2025 avec des objectifs clairs.

​Les priorités de la prochaine phase incluent :

​L’appui foncier pour sécuriser les exploitations;des nouvelles actions de terrain notamment

​la construction d’un bâtiment administratif sur la ferme de Dibarora pour les services agricoles et le développement rural; l’accès au marché freiné par le désenclavement.

​Malgré le succès de la production, la coordonnatrice rappelle qu’« on ne peut pas parler de développement agricole sans désenclavement ».

​La composante 2 du projet, essentielle pour l’accès des producteurs aux marchés, est dédiée à la réhabilitation des pistes rurales.

​Pour l’heure, seule la phase d’études techniques est finalisée incluant l’identification des pistes à réhabiliter;les ​Études environnementales;

la ​vérification des ouvrages existants.

​ La reprise effective des travaux de réhabilitation dépend de l’émission d’une lettre d’autorisation du ministère des Finances à destination de la banque partenaire.

​« Dès que ce document sera émis, nous pourrons passer à la nouvelle approche d’intervention », a souligné la responsable.

Il sied de signaler que ​la délégation nationale de supervision continue son travail d’évaluation approfondie des réalisations.

Cette mission déterminera les ajustements nécessaires et les priorités pour l’année à venir.

 

Passy KABUYA

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