
Les ménages de Kananga font face à une hausse remarquée des prix de la banane plantain, un aliment de base, conséquence combinée de l’état de la route de Bunkondé, actuellement en travaux, et des variations saisonnières de la production. La situation a été constatée ce jeudi 22 janvier au petit marché L-Michel de Kamayi.
Selon les vendeuses interrogées, les prix ont presque doublé. La banane plantain de taille moyenne, autrefois vendue autour de 1 500 FC, se négocie désormais à 3 000 FC, avec des marges de discussion limitées, rarement en dessous de 2 800 FC. Les grosses bananes, qui se vendaient à environ 3 500 FC, atteignent aujourd’hui 6 500 FC, avec des rabais possibles entre 5 000 FC et 3 500 FC, selon la clientèle et la marge acceptable pour la vendeuse.
Une route en chantier, un marché sous pression
Les commerçantes pointent principalement du doigt la route de Bunkondé, axe clé d’approvisionnement de la ville, actuellement en asphaltage mais jugée difficilement praticable. Les retards, les coûts de transport et les pertes en cours de route se répercutent directement sur les prix de détail.
« La route est en chantier. Nous espérons que lorsque les travaux avanceront, les prix vont baisser. En attendant, je n’arrive plus à acheter des bananes pour mes enfants », témoigne Julie Kayembe, vendeuse au petit marché L-Michel à Kamayi.
Le facteur saisonnier aggrave la hausse
Au-delà des difficultés logistiques, la saisonnalité joue un rôle déterminant. D’après Emerance Meta, interrogée par SASA STUDIO, la production de banane plantain connaît des cycles : des périodes d’abondance alternent avec des phases de rareté, ce qui influe naturellement sur l’offre et les prix.
Des ménages sont contraints de s’adapter
Cette flambée des prix pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des familles, déjà fragilisé. En attendant une amélioration de l’accessibilité routière et le retour d’une production plus abondante, consommateurs et vendeuses s’ajustent par la négociation et la réduction des quantités achetées.
Anastasie Mimbolo