
Un vent de tension souffle sur le Kasaï Central. L’Union sacrée et ses alliés dans cette province demandent avec insistance la démission immédiate et forcée du gouverneur Joseph-Moïse Kambulu. Ce dernier est accusé d’avoir tenu des propos jugés inappropriés, malveillants, et proches d’une position d’opposition vis-à-vis du gouvernement central et du chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Dans une déclaration dont le média actualite.cd se fait le porteur, les membres de l’Union sacrée affirment leur impatience quant à son départ.
« Nous exigeons la démission forcée, immédiate et inconditionnelle du Gouverneur de Province afin d’avoir un Gouverneur de confiance qui aidera notre Province à s’épanouir », peut-on lire.
Les partisans de l’Union sacrée dénoncent l’attitude de Moïse Kambulu qu’ils considèrent comme un affront direct à la vision du Président de la République. Selon eux, Kambulu aurait « oublié les efforts et sacrifices du gouvernement central, malgré la guerre imposée par le Rwanda et ses complices ». Ils rappellent que « les œuvres du Président sont palpables » et que seul un aveugle pourrait nier cette réalité.
Dans leur déclaration, les membres de l’Union sacrée mettent en avant les réalisations du président Félix Tshisekedi au Kasaï Central. Ils citent notamment :
– La construction de l’Université de Kananga selon des standards internationaux.
– La construction et l’équipement de l’Athénée royal de Kananga.
– Une morgue moderne équipée d’une énergie autonome.
– L’éradication de certaines érosions qui menaçaient Kananga.
– La construction d’écoles modernes et de centres de santé dans le cadre du programme des 145 territoires.
– L’ouverture de plusieurs chantiers dans la ville grâce à Safrimex.
– La gratuité de l’enseignement.
– Les projets de construction des barrages Katende et Mbombo budgétisés pour 2025.
Pour les membres de l’Union sacrée, ces réalisations constituent un effort clair pour développer la province, contrairement aux déclarations de Kambulu.

Dans un briefing récent, Moïse Kambulu a exprimé son mécontentement en déclarant que « la province du Kasaï Central est totalement oubliée et rien n’a été fait. Je m’assume ». Ces propos ont déclenché une vive controverse, mettant en lumière une rupture manifeste entre le gouverneur et les membres de la majorité présidentielle.
L’avenir de Moïse Kambulu à la tête de la province est désormais incertain, alors que les appels à sa démission se multiplient. Une crise politique pourrait bien s’installer si un compromis n’est pas trouvé rapidement.
Rédaction