
La capitale serre la vis.
1. Électricité : La SNEL passe en mode commando
C’est fini la tolérance. Depuis le 1er octobre 2026, la SNEL SA a déclenché le recouvrement forcé et intensif de toutes les factures impayées à Kinshasa.
Le DG Teddy Lwamba a signé le 30 septembre un communiqué sans détour : payez maintenant, ou vous restez dans le noir.
Comment payer ?
Exclusivement aux guichets SNEL, contre un acquit informatisé. Gardez-le, les équipes de contrôle sont déjà sur le terrain.

La menace : coupure immédiate en cas d’impayé persistant.
Le rétablissement ? Uniquement après avoir soldé toutes les dettes + les frais.
Un paradoxe qui fâche : pendant que la SNEL réclame son argent, les Kinois crient au délestage non-stop sur les réseaux. Certains facturés au forfait, même sans une seule heure de courant. La SNEL, elle, pointe du doigt ses 3 boulets : l’État qui ne paie pas 25% de sa consommation, les abonnés qui boycottent et les branchements frauduleux qui grillent les cabines.

2. Assainissement : 400 zones de décharge pour sauver Kinshasa
En même temps, l’Hôtel de Ville contre-attaque sur un autre front : la saleté.

Daniel Bumba Lubaki lance le plus gros projet d’assainissement depuis 30 ans : plus de 400 zones de décharge dans les 24 communes, dans le cadre de « Kinshasa Ezo Bonga ».
L’objectif : gérer les 15.000 à 20.000 tonnes de déchets que produisent 20 millions de Kinois chaque jour.
Ce ne sont pas des décharges à ciel ouvert. Ce sont des stations de transit modernes, pilotées par le ministre Alain Tshilungu :
– Enceinte en béton armé
– Bacs adaptés
– Éclairage et porte sécurisée
Le premier site vitrine, à Saio / Ngiringiri, est déjà quasi terminé. Et pour éviter l’engorgement, la ville a acheté des centaines de camions-bennes qui feront la navette vers le site de Mpasa.
Deux chantiers, un même message : Kinshasa veut redevenir vivable. Lumière et propreté, le prix à payer est là.
Freddy Millions Mbwebwe