
La solution à la dégradation accrue du tissu environnemental à Kinshasa demeure la résilience face à la forte pression liée à la démographie que l’on fait subir l’environnement sur la ville.
Un point de vue du coordonnateur de l’ONG Environnement en Danger émis lors d’un échange avec la rédaction de sasastudio.net ce samedi 27 mai 2023.
Pour le coordonnateur de cette ONG, dont le siège est basé à Kinshasa, les affaissements du sol, les submersions des maisons d’habitation et d’autres calamités naturelles enregistrées dans la capitale congolaise, sont pour la plupart, causées par les constructions anarchiques.
L’autorité urbanistique ayant failli à sa mission est le premier responsable de ces bavures qui causent souvent des pertes en vies humaines lesquelles pourraient être évitées si les dispositions étaient prises en amont par l’autorité concernée.
Raison pour laquelle, Jordan-Léon Kabasele monte au créneau pour décrier l’inexistence d’une politique environnementale bien définie, au niveau de la ville-province de Kinshasa.
Il soutient tout de même l’opération Likofi ou coup de poing, lancé par le gouvernement provincial pour réparer ou alors corriger les erreurs du passé.

Aux Kinois, le Coordonnateur de l’ONG Environnement en Danger exige la préservation du tissu environnemental à travers toutes les 24 communes de Kinshasa.
« Conserves l’environnement et il t’épargnera. Mais détruits’le, et il t’amènera des conséquences fâcheuses », a lâché Jordan-Léon Kabasele de l’ONG Environnement en Danger.
Rappelons que dans plusieurs communes de Kinshasa, les normes urbanistiques sont très rarement respectées.
Les maisons d’habitation sont construites soit sur des sites erosifs soit sur des terrains marécageux.
« L’homme se doit d’être le gardien de la nature, non son propriétaire », a dit Philippe Saint Marc.
Basile Muya