
C’est une révolution pour le secteur minier congolais.
Ce lundi 5 octobre 2026 à l’aérodrome de Ndolo à Kinshasa, la République Démocratique du Congo va lancer officiellement son projet national de cartographie géophysique aéroportée et géologique.
Le sous-sol le plus riche du monde va enfin être connu scientifiquement.
Le projet est porté par le Service Géologique National du Congo (SGN-C) en partenariat avec la société internationale Xcalibur, spécialiste mondial des levés aéroportés.
Placé sous le haut patronage du Président Félix-Antoine Tshisekedi, sous la supervision de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka et sous la coordination du Ministre des Mines Louis Watum Kabamba, ce lancement marque le début de l’acquisition de données géophysiques depuis les airs sur tout le territoire national.
À quoi ça sert ?
Pendant des décennies, la RDC a exploité ses mines à l’aveugle. Désormais, des avions équipés de capteurs vont survoler le pays pour cartographier les structures géologiques profondes, identifier les anomalies minières et produire une base de données scientifique moderne.
Objectif :
– Connaître précisément notre potentiel minier
– Orienter les investisseurs vers les zones à fort potentiel
– Planifier l’exploration et mieux négocier les contrats
La cartographie aéroportée permet de couvrir de vastes étendues rapidement et de compléter les vieilles cartes coloniales.
Pour un pays qui tire plus de 90% de ses exportations des mines sans connaître exactement ce qu’il possède, c’est un tournant historique.
Rendez-vous demain lundi à Ndolo pour le décollage.
Divine Atante