
Un dispositif sanitaire strict a été déployé à Isiro, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, pour l’inhumation d’une fillette de 11 ans décédée samedi dernier, suspectée d’avoir contracté la M-pox. C’est ce qu’a annoncé le Médecin-chef de zone (MCZ) d’Isiro, le Dr Gilbert Malango.
Bien que le cas ne soit pas encore confirmé en laboratoire, les symptômes observés — dont une détresse respiratoire sévère — ont conduit les équipes médicales à agir avec prudence.
« C’était un cas suspect. Nous avons vu des symptômes typiques, bien que les analyses soient encore en cours. Par précaution, nous avons organisé un enterrement digne et sécurisé », a précisé le Dr Malango.
L’enfant, dont la mère revenait récemment de la frontière avec le Soudan du Sud, aurait été exposée à une transmission retardée. Après hospitalisation à l’Hôpital général de référence d’Isiro, la jeune patiente n’a pas survécu malgré les soins administrés.
Les agents de santé ont appliqué les protocoles de biosécurité : désinfection des lieux, isolement du lit de la défunte, protection individuelle renforcée. L’objectif : éviter toute propagation potentielle du virus.
L’enterrement a été effectué dans le respect des normes sanitaires, avec l’accord et la participation de la famille biologique, qui a désigné le lieu de sépulture.
Le médecin-chef rassure :
« Il n’y a pas à paniquer. Actuellement, un seul cas confirmé est actif dans la Zone de santé d’Isiro. »