
Les autorités ont officiellement déclaré la fin de l’épidémie de Mpox en République démocratique du Congo, une grande étape dans la gestion des urgences sanitaires à l’échelle nationale. Cette décision coïncide avec un recul significatif des cas et d’allègement progressif des dispositifs d’alerte aux niveaux continental et international.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Mpox est une maladie virale liée au virus de la variole du singe, appartenant au genre Orthopoxvirus. La fin de l’épidémie en RDC fait suite à la levée de l’état d’urgence de santé publique par le CDC Afrique, ainsi qu’au retrait du statut d’urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS.
« Nous n’avons pas encore éradiqué le virus, mais l’épidémie est terminée. Nous enregistrions environ 2 400 cas par semaine au début de l’année 2025, contre 170 cas aujourd’hui. Cela témoigne du chemin parcouru », a déclaré le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
Il met en avant une réponse coordonnée entre les autorités nationales et les partenaires techniques, appuyée par un plan structuré, un financement dédié et une gestion unifiée de la riposte.
Au-delà de la baisse des cas, les autorités soulignent un renforcement notable du système de santé. Le pays dispose désormais d’une soixantaine de laboratoires opérationnels, contre seulement deux au début de l’épidémie, traduisant un investissement accru dans les capacités de diagnostic et de surveillance.
Le ministère de la Santé, en collaboration avec l’Institut national de santé publique et le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), indique que les mécanismes de veille sanitaire restent actifs afin de prévenir toute résurgence et de poursuivre les efforts vers une éradication complète du virus.
Depuis la fin de l’année 2022, la RDC faisait face à une hausse marquée des cas de Mpox sur l’ensemble du territoire. La riposte avait été freinée par des contraintes logistiques, notamment un accès limité aux vaccins, dans un contexte de crises humanitaires affectant particulièrement les populations les plus vulnérables, dont les enfants.
Déclarée en 2024 comme une urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS, l’épidémie a cumulé plus de 124 000 cas dans le pays. À ce jour, plus de 1,5 million de personnes ont été vaccinées, soit une couverture estimée à 46 %, contribuant de manière significative à la maîtrise de la propagation du virus.
Willy Ulengu