
Ça chauffe pour Claude Pero Luwara. Accusé d’être en lien avec le Rwanda et ses alliés du M23/AFC, le journaliste fugitif est désormais dans le collimateur des autorités congolaises. Une source bien informée affirme qu’il recrute une armée des communicateurs pour le compte de Kigali afin de manipuler l’opinion et qu’il tenterait même de faire pression sur le ministre de la Justice, Constant Mutamba, qui ne céderait ni à son chantage ni à la corruption.
Le problème, c’est que les preuves s’accumulent contre le journaliste en exil. D’après cette même source, l’argent ayant servi à l’achat de plusieurs de ses maisons lui viendrait directement du Rwanda. C’est pourquoi face à ces révélations, la justice congolaise n’a plus voulu perdre de temps : 4 millions de dollars ont été offerts à toute personne pouvant aider à son arrestation.

La RDC ne s’arrête pas là. Samedi 8 mars, Constant Mutamba, a ordonné la saisie immédiate des maisons appartenant à Luwara. Deux biens immobiliers ont été identifiés :
- L’un au quartier Maman Mobutu, commune de Mont-Ngafula.
- L’autre au quartier Bisengo, commune de Bandalungwa.
Les autorités judiciaires ont même promis d’engager des poursuites contre toutes les personnes impliquées dans ces acquisitions suspectes, y compris celles qui ont facilité leur mutation.
En attendant, Pero Luwara continue d’agiter ses comptes sur les réseaux sociaux, où il diffuse à longueur de journée des messages jugés diffamatoires et mensongers. Mais la consigne au public est claire : ne pas céder à ses manipulations.

La justice congolaise intensifie sa traque contre les complices du groupe terroriste AFC/M23. Pour rappel, une récompense de 5 millions de dollars avait été annoncée pour toute information menant à l’arrestation des chefs du mouvement : Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga. Une autre prime de 4 millions de dollars, en plus de Luwara, vise l’autre journaliste fugitif Irenge Baelenge.
Pour ceux qui voudraient collaborer, le Ministère de la justice garantit une protection totale aux informateurs crédibles et offre même une remise de peine à ceux qui accepteraient de se rendre, sauf pour ceux impliqués dans des crimes contre l’humanité. Les autorités congolaises ont mis en place une ligne directe en cas d’information : (+243) 830 085 196.
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