Plus de 500 Ménages de Retour à Nyamamba en Trois Jours Suite à une Accalmie Sécuritaire

Ituri– Dans un contexte d’amélioration de la sécurité, plus de 500 familles ont retrouvé leur village de Nyamamba, situé dans la plaine du lac Albert, en l’espace de trois jours. Ce retour marque une lueur d’espoir pour ces ménages, mais la réalité sur le terrain est préoccupante.

Cependant, ces familles, comprenant de nombreux enfants et femmes enceintes, vivent dans des conditions précaires. En effet, elles se retrouvent sans abri ni accès à des soins médicaux, ayant vu leurs maisons détruites lors des combats

de l’année précédente.

En outre, ces ménages proviennent de divers endroits : certains retournent des sites de déplacés à Tchomia et Kasenyi, tandis que d’autres rejoignent Nyamamba après avoir trouvé refuge en Ouganda. Ils avaient fui pendant huit mois d’affrontements entre les Forces armées de la RDC et la milice de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) dirigée par Thomas Lubanga.

Malheureusement, la situation sur place s’avère désastreuse. Bien que les autorités locales aient lancé un appel au retour volontaire, la réalité est brutale.

Selon Akime Byharuhanga, responsable de l’ONG COARDO (Comité Associatif Résolu pour la Protection et la Défense des Droits de l’Homme), Nyamamba a subi une destruction totale. « Il n’y a ni maisons, ni latrines. Les retournés passent la nuit sous les arbres. Tout a été rasé lors des affrontements de l’année dernière », témoigne t-il.

Devant cette situation, les besoins prioritaires sont clairs : des abris d’urgence pour protéger les familles des intempéries, un accès à l’eau potable pour prévenir les maladies hydriques, ainsi que des articles ménagers essentiels tels que des kits de cuisine et des couvertures.

Par ailleurs, la situation sanitaire est tout aussi alarmante. Bien que le centre de santé local ait été physiquement réhabilité par le chef coutumier des Bahema Banywagi, il reste une « coquille vide ». En effet, la structure n’est ni équipée ni approvisionnée en médicaments essentiels, exposant ainsi les populations déjà fragilisées par la malnutrition à des risques épidémiques majeurs.

les acteurs locaux de défense des droits de l’homme appellent le gouvernement et les organisations humanitaires à une intervention d’urgence. Il est impératif d’agir rapidement avant que la situation ne devienne incontrôlable.

Willy Ulengu Samuanda

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