
Le 27 janvier 2026, la question de la vaccination des nouveau-nés au Haut-Katanga, en particulier pour le vaccin BCG, soulève de nombreuses interrogations. Des incidents récents ont mis en lumière des dérapages dans l’administration de ce vaccin essentiel, incitant les professionnels de santé à renforcer la formation du personnel afin d’éviter des erreurs potentiellement graves.
Les responsables du Programme Élargi de Vaccination (PEV) se veulent rassurants. Le docteur Blaise, représentant du PEV, a souligné qu’à chaque introduction d’un nouveau vaccin, des sessions de formation sont systématiquement mises en place. Les équipes des zones de santé reçoivent d’abord une formation approfondie, avant de transmettre ces connaissances aux infirmiers travaillant dans les centres de santé.
Dans la zone de santé de Ruashi, le médecin-chef Delile Lumbala confirme cette démarche proactive. Il explique que ces formations permettent aux prestataires de bien appréhender les spécificités du vaccin, y compris son antigène, sa voie d’administration et, surtout, les conditions de conservation. Ce dernier point est souvent négligé, mais il est crucial pour garantir l’efficacité du vaccin.
Cependant, certains spécialistes appellent à une vigilance accrue. Le docteur Beya Binyingela Samuel insiste sur le fait que le BCG doit être administré très tôt, idéalement entre le 3ᵉ et le 7ᵉ jour après la naissance, par une injection intradermique délicate. Il souligne également l’importance de la cicatrice en forme de « peau d’orange », qui constitue un indicateur visible que le vaccin a bien été administré. En l’absence de cette marque, la vaccination peut être considérée comme non réussie.
Dans cette optique, Sasa Studio, un acteur clé dans la sensibilisation, affirme que former, recycler et accompagner les prestataires de santé est essentiel pour assurer une protection efficace des nouveau-nés. Cette responsabilité doit être partagée entre les autorités sanitaires, les soignants et les structures de formation, afin que chaque enfant puisse débuter sa vie avec une protection vaccinale adéquate et fiable.
Pour conclure, alors que le Haut-Katanga s’efforce d’améliorer ses services de santé, la formation continue des professionnels de santé se révèle cruciale pour protéger les plus vulnérables. Le chemin vers une vaccination efficace est semé d’embûches, mais avec des efforts concertés, il est possible d’assurer un avenir en meilleure santé pour les nouveau-nés de la région.
Dan Banze Lwaba