RDC-Japon | Vers un partenariat industriel stratégique pour valoriser les richesses Congolaises

Le premier Forum d’affaires RDC-Japon, tenu le 2 mars 2026 à Kinshasa, a marqué une étape décisive dans la volonté des deux nations de bâtir une coopération économique renforcée. Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a plaidé pour un partenariat industriel stratégique, axé sur la transformation locale des ressources congolaises, tirant parti de l’expertise technologique japonaise.

L’événement, organisé par l’ambassade du Japon, visait à explorer et promouvoir les opportunités d’investissement en République démocratique du Congo (RDC). L’ambassadeur du Japon a souligné l’importance de ce dialogue direct avec les décideurs congolais pour tisser des liens solides entre les acteurs économiques locaux et les entreprises japonaises déjà présentes, dans le but de stimuler de nouveaux investissements. Il a mis en avant l’attractivité de la RDC dans des secteurs clés tels que les mines, l’énergie, l’agriculture et les infrastructures.

Un appel à la transformation et à la valorisation

Dans son intervention, Daniel Mukoko Samba a rappelé la profondeur historique des relations économiques entre la RDC et le Japon, remontant avant les années 1970. Il a souligné la complémentarité stratégique actuelle, particulièrement dans le contexte de la demande mondiale croissante en métaux critiques. La RDC dispose de ressources minérales essentielles et d’un potentiel hydroélectrique considérable, notamment avec le complexe d’Inga, tandis que le Japon excelle dans la technologie et l’industrie.

Le Vice-Premier ministre a martelé la nécessité de « passer de l’extraction à la transformation », exprimant l’ambition du gouvernement congolais de développer des chaînes de valeur intégrées. Cela inclut des domaines tels que la production de batteries, la métallurgie avancée, le recyclage, le développement de zones économiques spéciales et l’établissement de partenariats technologiques à forte valeur ajoutée. L’expertise japonaise dans l’électronique, l’automobile, les matériaux avancés et les technologies propres est jugée cruciale pour cette nouvelle phase d’industrialisation.

Au-delà des mines : le potentiel agricole et la sécurité alimentaire

Le secteur agricole congolais a également été mis en avant comme un levier majeur de développement. Daniel Mukoko Samba a insisté sur le potentiel de la RDC à devenir une puissance agricole régionale, grâce à la mécanisation, l’irrigation intelligente, la transformation agroalimentaire et la formation technique. Le Japon est invité à partager son savoir-faire dans ces domaines, contribuant ainsi à la stabilité régionale et à la sécurité alimentaire du continent africain.

Face aux investisseurs japonais, Daniel Mukoko Samba a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais dans la poursuite des réformes structurelles. Celles-ci visent à améliorer le climat des affaires et la sécurité, notamment par la digitalisation de l’administration, une gouvernance minière renforcée, la modernisation des partenariats public-privé et une amélioration continue de l’environnement des affaires.

Il a rappelé les propos du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors d’une rencontre à Washington : « La RDC est prête à faire des affaires. » Le message est clair : la RDC est ouverte aux investisseurs « sérieux, patients et stratégiques. »

Ce forum s’inscrit dans la continuité des échanges antérieurs, tels que les forums économiques tenus à Tokyo et Osaka en 2025, témoignant de la volonté commune des deux pays de dynamiser leurs relations économiques et commerciales.

Divine Atante Kabeya

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