RDC | Le PNUD débloque des subventions pour la conservation communautaire

À Kinshasa, l’agence onusienne a formalisé, le 24 avril, l’octroi de financements à six organisations locales. Objectif : concilier protection de la biodiversité et résilience économique dans quatre provinces clés du pays.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) renforce son ancrage dans la gestion communautaire des ressources naturelles en République démocratique du Congo. Le vendredi 24 avril 2026, à Kinshasa, l’organisme international a procédé à la signature de six accords de subvention à faible valeur monétaire. Ces financements ciblent des organisations non gouvernementales issues des provinces de l’Équateur, du Nord-Kivu, du Haut-Katanga et du Maï-Ndombe, territoires stratégiques pour la biodiversité du bassin du Congo.

Cette initiative s’insère dans le cadre du Programme mondial de soutien aux territoires et aires conservés par les peuples autochtones et les communautés locales (ICCA-GSI). Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), ce mécanisme vise à transformer les pratiques de conservation en leviers de développement économique. Pour Damien Mama, représentant résident du PNUD en RDC, la stratégie repose sur la consolidation des acquis :

« Nous privilégions le renforcement des initiatives existantes. Si une organisation appuie déjà la transformation du manioc, notre intervention vise à permettre un passage à l’échelle pour ces petites et moyennes entreprises locales », a-t-il précisé.

redevabilité

Au-delà de l’appui technique et financier, la question de la transparence reste centrale. Le ministère de l’Environnement, représenté par Jean Ilunga, chef de division, a réaffirmé son rôle de régulateur. L’État congolais entend mener des missions de supervision ponctuelles pour s’assurer que les résultats sur le terrain correspondent aux engagements pris par les ONG bénéficiaires, sélectionnées au préalable par un appel à manifestation d’intérêt.

Ce programme de microfinancements (PMF) intervient dans un contexte où la résilience climatique des populations rurales est devenue une priorité absolue pour stabiliser les écosystèmes fragiles de la RDC tout en garantissant la sécurité alimentaire.

Passy Kabuya

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