RDC-Mines | Les recettes réelles de l’exportation de diamant pour 2025 sont inférieures de 10 millions de dollars aux premières estimations.

Le verdict des chiffres définitifs est tombé. La République démocratique du Congo (RDC) a exporté pour 57,1 millions de dollars de diamants au cours de l’exercice 2025. Ce montant, révélé par le rapport final de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM), marque un écart significatif de 10 millions de dollars par rapport aux estimations provisoires publiées en début d’année.

L’heure est à la rectification des comptes pour le secteur minier congolais. Alors que les premières statistiques de janvier 2026 tablaient sur une performance de 67,1 millions de dollars, les données consolidées ramènent la valeur réelle des exportations à 57 187 705,41 USD. Cette correction à la baisse de près de 15 % souligne la volatilité des déclarations initiales et la nécessité d’une certification rigoureuse des flux financiers.

Sur le plan volumétrique, l’ajustement est moins spectaculaire mais bien réel. La production totale s’établit finalement à 8 127 875,47 carats, contre une estimation initiale de 8 127 975,47 carats. Ce léger décalage de 100 carats n’altère cependant pas la structure de la production, qui reste massivement dominée par le secteur artisanal.

L’exploitation artisanale demeure le poumon de la filière avec 6 910 621,88 carats extraits, représentant 85,02 % de la production nationale. Le secteur industriel, porté principalement par la MIBA et la SACIM, contribue à hauteur de 14,84 % (1,2 million de carats), tandis que l’exploitation semi-industrielle reste marginale avec seulement 0,14 % du volume total.

Si les volumes de production sont restés quasiment identiques entre les deux rapports, c’est la valeur marchande qui a subi la plus forte révision. Cet écart de 10 millions de dollars interroge sur les mécanismes d’évaluation des prix au carat lors des exportations ou sur d’éventuelles erreurs de saisie dans les rapports préliminaires. Pour les observateurs du secteur, cette mise à jour confirme l’importance du rôle de la CTCPM dans la lutte contre la mésinformation économique, garantissant ainsi aux partenaires internationaux et au Trésor public des données fiables pour la gouvernance des ressources naturelles.

Willy Ulengu Samuanda

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