
Augustin Matata, leader du parti Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), et candidat aux récentes élections législatives, a surpris en participant à la session inaugurale de la 4e législature à l’Assemblée nationale congolaise. Cette décision, prise sans une concertation préalable avec l’opposition, soulève des interrogations.
Franklin Tshiamala, secrétaire général du LGD, a justifié cette participation en affirmant que le parti avait déjà pris l’option d’y participer en interne. Selon lui, cette démarche s’inscrit dans une volonté de s’adapter à la réalité politique post-électorale, où les appels à l’annulation des scrutins et les dénonciations de fraude n’ont pas abouti.
L’opposition, de son côté, n’a pas encore formellement décidé de prendre part aux travaux de cette Assemblée issue d’élections contestées. Moïse Katumbi, un autre leader de l’opposition, reste en attente d’une réunion pour décider de la position à adopter.
Cette décision unilatérale du LGD de Matata reflète les tensions et les divergences au sein de l’opposition congolaise, entre ceux qui privilégient la participation au processus institutionnel en dépit des contestations électorales et ceux qui appellent à la résistance et à la contestation.
Placide Lukeka