Haut-Lomami | Après le rejet des édits budgétaires, le gouverneur Marmont Banza vers une démission forcée

Le gouverneur du Haut-Lomami, Marmont Banza, est désormais au pied du mur. L’Assemblée provinciale a déclaré irrecevables les édits budgétaires 2025 et 2026, ouvrant mécaniquement la voie à sa démission. Sur les 20 députés présents, 17 ont voté contre les deux textes financiers, ne laissant au chef de l’exécutif provincial qu’un soutien résiduel de trois élus.

Ce revers politique, lourd de conséquences, entraîne en effet la fin immédiate de son mandat, conformément aux dispositions légales régissant la gestion budgétaire des provinces. À l’hémicycle de Kamina, l’annonce du verdict a plongé la séance dans une atmosphère confuse. La plénière s’est abruptement interrompue, signe de la pression et des divisions qui traversent désormais la scène provinciale.

Élu le 29 avril 2024, Marmont Banza aura passé moins d’un an à la tête de la province avant de devoir se soumettre à l’obligation de déposer officiellement sa démission. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est désormais attendue pour programmer un nouveau scrutin qui permettra de désigner son successeur.

Dans cette province stratégique de l’ex-Katanga, les regards se tournent désormais vers les forces politiques locales, à l’affût d’un rééquilibrage des rapports de pouvoir. Entre incertitude institutionnelle et calculs internes, le Haut-Lomami s’apprête à ouvrir une nouvelle phase de transition, dans l’attente de celui ou celle qui prendra les rênes d’un exécutif fragilisé.

 

Dan Banze Lwaba

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