
À son arrivée au pouvoir, SEM le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait fait le choix de placer la lutte contre l’impunité au centre de son système de gouvernance. C’est dans ces conditions qu’au niveau national, il choisit l’un de plus intransigeants Magistrats du Ministère Public : Mumba Mukomo Victor, Procureur Général près la Cour de Cassation et Ntambwe Kanyiki, Premier Président de la cour de cassation. Le but recherché était, sans conteste possible, d’imprimer une nouvelle philosophie dans la lutte nationale contre l’impunité. À l’échelon moyen, l’opinion se souviendra du PG de la Gombe, Bonheur Luntaka Madi, IGF Alingete…


À l’international, le Chef de l’Etat confia la coopération avec la Cour Pénale internationale au Professeur Taylor LUBANGA. Dans un contexte difficile du Covid, il conduit une délégation et participe, au nom de la République, à l’élection du Procureur Karim khan. Discret, stratège et homme des dossiers, il présente un plan de coopération à son Excellence Monsieur le Président de la République qui le valide. Il est historiquement important de rappeler que les enquêtes sur la situation de la RDC ouvertes le 22 juin 2004 par le procureur Moreno, suite au renvoi par le gouvernement en Mars 2004 de la situation des crimes commis sur le territoire de la RDC depuis le 1er juillet 2002, n’était plus à l’agenda de la Cour depuis 2012. C’est sous le leadership du Président de la République traduit par son Chargé de Mission, le Professeur Taylor Lubanga, que le Procureur Karim s’engage avec la RDC à signer le 1er juin 2023, un mémorandum des facilités complémentaires de coopération et ensuite prendra la décision de réactiver les enquêtes, le 14 octobre 2024. C’est pour cette raison qu’il convient de saluer le courage et le professionnalisme du Procureur Karim Khan.


Par ailleurs, il est crucial de relever que le bureau du Procureur est composé d’un Procureur et de deux procureurs adjoints, chargés respectivement de la supervision des dossiers de la zone francophone pour le premier (Le procureur Adjoint, Mame Mandiaye Niang, en photo avec le Prof Taylor Lubanga) et de la zone Anglophone pour la seconde. Le changement intervenu ne perturbe pas le fonctionnement des piliers essentiels de la cour, à savoir : la coopération et la complementarité, qui sont essentielles pour l’accomplissement du mandat de la cour. Les criminels doivent savoir que les enquêtes ouvertes sur les crimes commis et ceux qui se commettent continueront avec la même sérénité.
Prof Taylor Lubanga,
Chargé de mission du Chef de l’État.