
La commune de Selembao a lancé, ce lundi, un atelier consacré à la gouvernance sécuritaire participative, une initiative qui entend rapprocher autorités locales et citoyens autour des enjeux de sécurité de proximité. L’activité, ouverte à la Maison communale, est portée par le bourgmestre Mathias Womumu Yanyi, avec l’appui de la MONUSCO et de l’Inspection générale de la territoriale (IGTER).
Prévu du 22 au 29 décembre 2025, cet atelier de renforcement des capacités réunit autorités étatiques, acteurs de la société civile et leaders communautaires. Objectif affiché : améliorer la coordination locale face aux défis sécuritaires, dans un contexte urbain marqué par la pression démographique et la complexité des dynamiques sociales.

Organisées par la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), ces assises bénéficient d’un accompagnement technique de l’IGTER, en collaboration avec l’administration communale. Une architecture institutionnelle qui traduit la volonté d’inscrire la démarche dans un cadre à la fois opérationnel et durable.
La cérémonie d’ouverture a rassemblé un éventail représentatif des forces vives de Selembao : directrice de l’IGTER, chefs de quartiers et leurs coordonnateurs, notables, conseillers municipaux, ainsi que de jeunes leaders communautaires. Une diversité d’acteurs qui illustre l’orientation inclusive de l’atelier, fondée sur la participation active des populations à la gestion de leur sécurité.

Selon les organisateurs, l’enjeu central est de créer une synergie effective entre autorités locales et citoyens, afin de privilégier l’anticipation, le dialogue et la concertation dans le traitement des questions sécuritaires. Une approche qui s’inscrit dans la recherche de solutions locales, adaptées aux réalités du terrain, et susceptibles de renforcer la confiance entre administrés et institutions.
LUKEKA KALUME