
Les États-Unis avaient envisagé des sanctions contre des responsables rwandais et le M23, une mesure finalement écartée après des échanges diplomatiques.
Fin janvier 2026, les États-Unis avaient sérieusement considéré l’imposition de sanctions à l’encontre de hauts responsables rwandais et de figures du groupe rebelle M23. Cette perspective, révélée par le Wall Street Journal, s’inscrivait dans le cadre du non-respect présumé par le Rwanda de l’accord de Washington, négocié en décembre 2025. L’administration américaine estimait que le soutien de Kigali aux rebelles constituait une violation directe de cet accord censé mettre un terme aux hostilités dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
L’accord, signé le 4 décembre 2025, visait à établir une cessation des hostilités et des affrontements par procuration dans l’est de la RDC. Or, peu de temps après sa signature, le M23, accusé par les Nations Unies et les États-Unis de recevoir un soutien militaire et financier du Rwanda, a lancé une offensive majeure, s’emparant de zones stratégiques riches en ressources naturelles.
Face à cette escalade, Washington avait exigé le retrait des forces rebelles et préparait des sanctions ciblées pour garantir la crédibilité de l’accord. Cependant, selon les informations du journal américain, ces mesures auraient été suspendues suite à un échange téléphonique entre le président rwandais Paul Kagame et le sénateur américain Lindsey Graham, laissant planer une incertitude sur la pérennité de la stabilité dans la région.
Willy Ulengu Samuanda