
Ce vendredi 10 avril 2026, l’Assemblée Provinciale de Kinshasa a ouvert sa session de mars avec l’adoption de son calendrier de travail. Plus qu’une formalité procédurale, cette étape marque le lancement d’une séquence attendue, orientée vers des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des habitants de Kinshasa, dans un contexte de pression sociale croissante.
Au cœur de cette session, plusieurs initiatives législatives visent à agir directement sur les conditions de vie. Sous la coordination du rapporteur André Nkongolo, les élus ont structuré leurs priorités autour de trois axes. D’abord, un projet d’édit consacré à la protection des salaires minima dans le secteur privé, présenté comme un mécanisme de stabilisation du pouvoir d’achat. Ensuite, une proposition en faveur de l’inclusion scolaire, intégrant des mesures spécifiques pour les élèves albinos et les enfants vivant avec un handicap. Enfin, l’introduction des soins palliatifs dans l’arsenal juridique provincial, perçue comme une évolution significative du cadre sanitaire urbain.



En parallèle, la session met un accent particulier sur les questions de gouvernance interne et de transparence. Une commission spéciale sera chargée d’examiner la gestion financière du bureau de l’Assemblée pour la période allant de septembre 2025 à mars 2026. Cet audit interne s’inscrit dans une logique de redevabilité accrue, alors que les attentes citoyennes en matière de gestion publique se renforcent.
Sur le plan des ressources, les élus envisagent également de nouveaux mécanismes de mobilisation financière. La création de taxes dans le secteur du tourisme ainsi que le renforcement des budgets communaux figurent parmi les pistes étudiées pour soutenir les politiques publiques locales. Par ailleurs, le rapport attendu sur les opérations de déguerpissement des sites Pakadjuma et Kawele devrait permettre d’éclairer la gestion d’un dossier à forte sensibilité sociale.

En toile de fond, les problématiques récurrentes d’insalubrité et d’insécurité urbaine demeurent présentes dans les débats, sans constituer l’objet principal de cette ouverture de session. L’enjeu affiché par les élus est désormais de dépasser les annonces pour inscrire l’action publique dans des résultats mesurables.
WILLY ULENGU SAMUANDA