
Après les villes de Kinshasa et de Matadi, c’est au tour de celle Boma d’être le théâtre de l’opération Ndobo, vaste campagne avec l’objectif de traquer les « kuluna » et autres figures du banditisme urbain. Constant Mutamba, ministre de la Justice et garde des Sceaux, s’est déplacé en personne pour assister à une audience foraine qui oppose une vingtaine de suspects au ministère public du tribunal militaire.
Dans la cour de justice improvisée, 22 prévenus défilent devant les juges de la garnison militaire. Visages fermés, certains tentent de plaider leur cause, d’autres baissent la tête sous le poids des accusations. La scène est devenue familière : depuis plusieurs semaines, la traque s’intensifie et les audiences publiques se multiplient, comme un rituel judiciaire destiné à frapper les esprits.


L’opération Ndobo, lancée par le gouvernement central, sous l’impulsion du Chef de l’État Félix Tshisekedi, se veut une réponse ferme à l’insécurité qui gangrène les grandes villes congolaises. Après Kinshasa, où des dizaines de suspects ont été interpellés et jugés, puis Matadi, c’est donc à Boma que l’État affiche sa détermination.
ALBERT TSHIABA